Pa­ris main­tient la pres­sion sur Mo­na­co

En s’im­po­sant 2-0 à An­gers hier soir, le PSG conti­nue son bras de fer avec Mo­na­co qui n’au­ra pas droit à l’er­reur ce soir face à Di­jon.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - DE L’UN DE NOS EN­VOYÉS SPÉ­CIAUX RONAN FOLGOAS À AN­GERS (MAINE-ET-LOIRE)

que le PSG cou­rait après cet ob­jec­tif. Il est dé­sor­mais at­teint. En s’im­po­sant hier soir à An­gers, les Pa­ri­siens ont en­fin re­noué le con­tact avec l’AS Mo­na­co au clas­se­ment. Bien sûr, cette po­si­tion n’est que très pro­vi­soire et ne ré­sis­te­ra peut-être pas à cette 33e jour­née de cham­pion­nat qui voit l’ASM re­ce­voir Di­jon ce soir. Mais ce sta­tut de co­lea­deur de la Ligue 1 est un sym­bole fort. D’abord, il per­met à Unai Eme­ry et à ses hommes de goû­ter aux charmes d’une jour­née en pre­mière classe. Ce­la ne leur était plus ar­ri­vé de­puis la fin de l’été, au cours d’une 6e jour­née dé­rou­lée dans les mêmes cir­cons­tances que celle-ci. Au­tant dire, une éter­ni­té. Cette pe­tite sa­tis­fac­tion, même éphé­mère, concré­tise en­suite une dy­na­mique nou­velle, en­clen­chée grâce à la fi­nale de la Coupe de la Ligue. Large vain­queur du club de la prin­ci­pau­té (4-1), Pa­ris s’était convain­cu ce soir-là qu’il est in­trin­sè­que­ment plus fort que son prin­ci­pal ri­val. Au­jourd’hui, la course au titre de cham­pion bat son plein comme ja­mais.

« Pa­ris a un pe­tit avan­tage mal­gré son dé­fi­cit de points, abonde Sté­phane Mou­lin, l’en­traî­neur an­ge­vin qui vient de croi­ser la route des deux for­ma­tions à une se­maine d’in­ter- valle. Parce que les Pa­ri­siens ne vont jouer qu’un match par se­maine et que leur équipe de dé­part ne va plus chan­ger beau­coup. » Unai Eme­ry, lui, se veut très prag­ma­tique. « Moi, je re­garde la réa­li­té et je vois que Mo­na­co est de­vant nous et que Nice est tout près, tem­père l’en­traî­neur pa­ri­sien. Nous pou­vons seule­ment nous concen­trer sur nos matchs, tout faire pour ga­gner et être sé­rieux comme nous l’avons été contre An­gers. »

In­cer­taine et pas­sion­nante, cette fin de sai­son bas­cu­le­ra pro­ba­ble­ment sur un dé­tail mi­cro­sco­pique. Une ins­pi­ra­tion d’at­ta­quant, un ar­rêt de gardien, une er­reur in­di­vi­duelle ou une dé­ci­sion ar­bi­trale ? Hier soir, tout ces in­gré­dients étaient réunis. Di Ma­ria a d’abord ou­vert la voie à son équipe sur un coup-franc gé­nial, dont il semble avoir dé­po­sé le bre­vet de fa­bri­ca­tion, avant de dou­bler la mise.

DEUX TIRS CADRÉS, DEUX BUTS

En­suite, l’ar­bitre To­ny Cha­pron a dé­ci­dé d’an­nu­ler un but an­ge­vin (39e) pour une faute très peu évi­dente. En­fin Ke­vin Trapp a sou­la­gé son équipe, en sor­tant no­tam­ment une cla­quette dé­ci­sive (72e) sur une tête si­gnée N’doye. « J’ai le sen­ti­ment que l’écart entre le plus gros bud­get du cham­pion­nat et le plus pe­tit n’était pas si grand que ça sur le ter­rain», ré­su­me­ra Sté­phane Mou­lin.

Dans la se­maine, l’en­traî­neur du SCO avait jo­li­ment syn­thé­ti­sé la mé­thode pa­ri­sienne, com­po­sée se­lon lui de trois sé­quences. Une longue phase d’ap­proche d’abord pour faire cou­rir l’ad­ver­saire et l’épui­ser, sui­vie d’un but en guise de pre­mière bles­sure et en­fin la mise à mort. Cette al­lé­go­rie d’ins­pi­ra­tion tau­ro­ma­chique s’est en­core vé­ri­fiée hier soir. Face à la ré­sis­tance et l’en­train an­ge­vins, les to­re­ros pa­ri­siens ont op­po­sé un réa­lisme cli­nique (deux tirs cadrés, deux buts), de la com­ba­ti­vi­té et un es­prit col­lec­tif ir­ré­pro­chable. La pa­no­plie com­plète pour la lutte fi­nale.

L’ÉCART ENTRE LE PLUS GROS BUD­GET ET LE PLUS PE­TIT N’ÉTAIT PAS SI GRAND STÉ­PHANE MOU­LIN, EN­TRAέNEUR D’AN­GERS

Stade Raymond-Ko­pa (An­gers), hier. Les Pa­ri­siens de Mar­co Ver­rat­ti et Serge Au­rier ne se sont pas lais­sé im­pres­sion­ner par les très bonnes sta­tis­tiques d’An­gers à do­mi­cile, obli­geant les lo­caux à mordre la pous­sière.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.