Un prêtre au se­cours des Nord-Co­réens

Le père Phi­lippe Blot dé­nonce le si­lence qui en­toure la tra­gé­die des ré­fu­giés nord-co­réens fuyant une dic­ta­ture im­pi­toyable. Des exi­lés à la mer­ci des tra­fi­quants et des ma­fias.

Le Parisien (Paris) - - VOTRE DIMANCHE -

du Sud, qui est sur­mi­li­ta­ri­sée, pré­cise le père Blot. Il n’y a qu’une ri­vière à fran­chir avec la Chine. Nous avons or­ga­ni­sé un ré­seau de pas­seurs, qu’il faut bien sûr payer, mais en qui j’ai une en­tière confiance. »

Pour 3 000 à 5 000 $, ces hommes se chargent de conduire les ré­fu­giés vers les pays proches comme la Bir­ma­nie, le Cam­bodge ou le Viêt Nam. Dix à quinze jours à dé­fier les pé­rils. « Les fuyards vivent en per­ma­nence sous la me­nace des rafles des au­to­ri­tés chi­noises, al­liées des Nord-Co­réens, des dé­non­cia­tions des agents se­crets de Pyongyang, qui in­filtrent les ré­seaux, et aus­si des crimes et des tra­fics des ma­fias chi­noises et russes. »

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