« Etre moins pré­vi­sibles »

Porte-pa­role de l’opé­ra­tion

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

mi­li­taires à des points fixes, on créait des es­paces la­cu­naires. On a réa­li­sé que la me­nace vi­sait dé­sor­mais l’en­semble de la com­mu­nau­té na­tio­nale. Et donc que tous les lieux de ras­sem­ble­ment pou­vaient être consi­dé­rés comme des cibles. Le dis­po­si­tif a été dy­na­mi­sé avec l’aban­don des points fixes. Il s’est adap­té à la vie de la ci­té, au rythme de la po­pu­la­tion. L’ob­jec­tif est d’être moins pré­vi­sible avec des pa­trouilles aléa­toires. C’est éga­le­ment beau­coup plus in­té­res­sant pour le sol­dat dont on uti­lise toutes les com­pé­tences tac­tiques. L’opé­ra­tion est plus ef­fi­cace pour rem­plir sa triple mis­sion : pro­té­ger, dis­sua­der et ras­su­rer. rem­pli les mis­sions qui lui avaient été al­louées : se mettre en ap­pui de­vant le pas­sage Ame­lot et créer une zone d’ex­clu­sion. A au­cun mo­ment il n’a été ques­tion qu’elle entre dans la salle. Au­jourd’hui, les règles d’en­ga­ge­ment de tir ont été ra­tio­na­li­sées. Les sol­dats sont sou­mis au cadre de la lé­gi­time dé­fense éten­due au pé­riple meur­trier. On l’a vu avec les agres­sions du Louvre et d’Or­ly où ils ont ré­agi face à la me­nace. Je ne com­prends pas cette po­lé­mique. Qui ima­gine que l’as­saillant du Louvre se­rait ren­tré chez lui avec ses ma­chettes s’il n’avait pas croi­sé la pa­trouille ? Au contraire, l’opé­ra­tion a prou­vé que les mi­li­taires se trou­vaient où il fal­lait au bon mo­ment et qu’ils sont in­ter­ve­nus à bon es­cient. Et je rap­pelle qu’il n’a pas fal­lu at­tendre Sen­ti­nelle pour s’en prendre à des mi­li­taires : Mo­ha­med Me­rah en a tué trois et griè­ve­ment bles­sé un.

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