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Le Parisien (Paris) - - SANTÉ -

er­tains vont avoir la sen­sa­tion au­jourd’hui d’avoir trop man­gé, de s’être trop ga­vé de chocolat, de ne ja­mais pou­voir bien di­gé­rer. Pour­tant, on l’avait ju­ré avant le tra­di­tion­nel dé­jeu­ner du lun­di de Pâques : seule­ment un pe­tit mor­ceau d’agneau, beau­coup d’as­perges et juste l’oreille gauche du la­pin en chocolat. Que faut-il faire si la gour­man­dise l’a em­por­té, une fois de plus, sur la rai­son ? Comment ré­agir si on s’est trop lais­sé al­ler ces der­niers jours ? Doit-on se lan­cer dans une diète heb­do­ma­daire à base de bouillons ? « Sur­tout pas, il ne faut pas culpa­bi­li­ser », af­firme la doc­teur Lau­rence Plu­mey, mé­de­cin nu­tri­tion­niste et au­teur de « Comment mai­grir heu­reux quand on n’aime ni le sport ni les lé­gumes ». Voi­ci le guide des pe­tites astuces, une fois qu’il est trop tard, et qu’une panse dou­lou­reuse nous em­pêche de pro­fi­ter de l’après-mi­di. Après trois heures de ban­quet gar­gan­tuesque, cha­cun migre dou­lou­reu­se­ment vers le ca­na­pé. Est-il re­com­man­dé de s’al­lon­ger ? « Oui si on en res­sent le be­soin », as­sure Lau­rence Plu­mey. Mais veillez à vous in­cli­ner de 20 % grâce à des cous­sins coin­cés entre le ca­na­pé et votre dos. « Si­non gare aux re­flux gas­triques. » Eh non ! La tour­née de ca­mo­mille, contrai­re­ment aux idées re­çues, n’est pas re­com­man­dée après un re­pas co­pieux. « Boire de la tisane va aug­men­ter le conte­nu gas­trique », alerte Lau­rence Plu­mey. Et ac­cen­tuer la sen­sa­tion de bal­lon­ne­ments et de nau­sées. Ne pré­fé­rez pas un di­ges­tif à la fin du re­pas. Il porte bien mal son nom car il consti­tue un apport ca­lo­rique sup­plé­men­taire. Et ne per­met pas d’as­si­mi­ler plus ra­pi­de­ment les aliments. Les plus vaillants, pris de re­mords, dé­cident par­fois de se lan­cer dans une par­tie de foot ou de run­ning pour éli­mi­ner les poules en chocolat. « C’est une énorme er­reur, aver­tit Lau­rence Plu­mey. Le corps est concen­tré, l’af­flux san­guin sert à faire fonc­tion­ner les organes Sur­tout, on ne culpa­bi­lise pas. « On est dans une so­cié­té du contrôle, ob­sé­dée par le poids et les ca­lo­ries », pré­vient la nu­tri­tion­niste. Alors, on ne re­grette pas d’avoir vé­cu un bon mo­ment en fa­mille et on évite de som­brer dans le ré­gime dras­tique. Vous avez­pris1kg ?Rien­de­grave,ilyades so­lu­tions. Il ne faut pas se pri­ver mais faire at­ten­tion, « c’est du bon sens », as­sure Lau­rence Plu­mey. D’abord, dou­bler votre ac­ti­vi­té phy­sique les jours sui­vants. Si vous ba­la­dez votre chien quinze mi­nutes par jour par exemple, op­tez pour trente mi­nutes. Des­cen­dez un ar­rêt de bus plus tôt et mar­chez. Ni­veau ca­lo­rique, ré­dui­sez le gras et le sucre. Mangez deux bis­cuits au lieu de quatre au goû­ter, pré­fé­rez un yaourt sans sucre à une glace, ne mé­lan­gez pas les fé­cu­lents et le pain. Adop­tez ce com­por­te­ment rai­son­nable pen­dant une se­maine, quinze jours si vous avez pris 2 kg à Pâques. « Et sur­tout pas de frus­tra­tion », pré­co­nise Lau­rence Plu­mey, « si­non vous ne tien­drez pas plus d’un ou deux jours ».

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