Flirt : tout est dans la tête

Le Parisien (Paris) - - VIE QUOTIDIENNE -

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » Des cher­cheurs amé­ri­cains d’une uni­ver­si­té de Caroline du Nord viennent de don­ner un sé­rieux de coup de pied au mythe ro­man­tique du coup de foudre.

Ils ont réus­si à prou­ver qu’il exis­tait des neu­rones qui poussent au flirt, c’est-àdire que des cel­lules du sys­tème ner­veux se­raient res- pon­sables de l’at­ti­rance sexuelle. En fait, l’hy­po­tha­la­mus, ré­gion si­tuée à la base du cer­veau, est l’en­droit où se joue le com­por­te­ment lié à la re­pro­duc­tion.

A par­tir de tests sur des sou­ris fe­melles, ils se sont aper­çu que l’ac­ti­va­tion par l’odeur du mâle de cer­tains neu­rones de cette ré­gion per­met­tait d’ob­ser­ver la re­cherche de la com­pa­gnie de congé­nères du sexe op­po­sé… Et vice-ver­sa.

Chez les fe­melles, ce com­por­te­ment cy­clique est lié à la pro­duc­tion des hor­mones sexuelles, qui sti­mulent l’ins­tinct de re­pro­duc­tion et ac­tivent un cir­cuit de ré­com­pense, propre aux be­soins fon­da­men­taux. Une dé­cou­verte qui pour­rait bien éclairer nos propres com­por­te­ments. Un peu de dou­ceur pour pré­ve­nir les trau­ma­tismes. En Es­to­nie, les voi­tures de po­lice pour­raient bien­tôt être équi­pées d’ours en pe­luche ! C’est le sens d’une grande cam­pagne de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif lan­cée par une ONG et qui car­tonne. Des nou­nours… pas pour ar­rê­ter les mé­chants mais parce que, dans le pays, plus de 1 000 en­fants sont im­pli­qués chaque an­née dans des in­ter­ven­tions po­li­cières. No­tam­ment lors d’ac­ci­dents ou d’in­ci­dents de vio­lence do­mes­tique. Pour évi­ter le choc et le trau­ma­tisme psy­cho­lo­gique du pe­tit, les au­to­ri­tés pour­raient of­frir une pe­luche apai­sante et ré­con­for­tante.

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