Tout com­prendre au paie­ment par smart­phone

Avec le paie­ment par smart­phone, plus be­soin d’avoir du li­quide, de si­gner un chèque ou de sor­tir sa carte bleue.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - BORIS CASSEL

Pay­lib : im­pos­sible d’échap­per à cette nou­velle marque. Elle s’af­fiche sur tous les pan­neaux pu­bli­ci­taires de­puis quelques jours. Les banques mettent le pa­quet pour vous faire connaître leur toute der­nière trou­vaille : après le paie­ment par carte ban­caire sans contact, voi­ci le paie­ment sans contact et sans carte ban­caire. Au­tre­ment dit, le rè­gle­ment des achats chez les com­mer­çants en ap­pro­chant sim­ple­ment son té­lé­phone por­table du ter­mi­nal de paie­ment. Bref, la même chose que ce que pro­po­sait dé­jà Apple avec Apple Pay. A deux dif­fé­rences près : l’ap­pli­ca­tion fonc­tionne sur les smart­phones An­droid (équi­pés d’une an­tenne NFC) et à une échelle beau­coup plus large puisque, contrai­re­ment à son concur­rent, ce ser­vice gra­tuit est pro­po­sé aux clients de sept grands ré­seaux (la Banque pos­tale, BNP Pa­ri­bas, le Cré­dit mu­tuel Ar­kéa, le Cré­dit agri­cole, la So­cié­té gé­né­rale, Banque po­pu­laire et Caisse d’épargne). CE PLA­FOND DIS­PA­RAέTRA AVANT LA FIN DE L’AN­NÉE « Vous pou­vez payer grâce à votre smart­phone chez tous les com­mer­çants qui ont un ter­mi­nal de paie­ment ac­cep­tant le sans-contact », ex­plique-t-on au grou­pe­ment éco- no­mique char­gé de mettre en place Pay­lib. Soit, pour l’ins­tant, un peu plus d’un tiers des com­mer­çants. Le paie­ment est pour l’ins­tant li­mi­té à 300 €. Un pla­fond ap­pe­lé à dis­pa­raître d’ici à la fin de l’an­née.

Pay­lib est un pro­lon­ge­ment gra­tuit de la carte ban­caire, fonc­tion­nant sur les mêmes prin­cipes (même pla­fond de paie­ment, etc.). Dé­mons­tra­tion avec le Cré­dit agri­cole, qui compte 16 mil­lions de clients en France. Ceux qui ont une Mas­terCard — le ser­vice n’est pas en­core dis­po­nible pour les uti­li­sa­teurs de Vi­sa dans cette banque — doivent té­lé­char­ger une ap­pli­ca­tion dé­nom­mée Ma carte. « La pre­mière fois que vous l’uti­li­sez, il est né­ces­saire de vous en­rô­ler », ex­plique Ber­trand Che­val­lier, di­rec­teur gé­né­ral, de Cré­dit agri­cole Pay­ment Ser­vices. En clair, il s’agit, à ce mo­ment pré­cis, d’en­re­gis­trer les in­for­ma­tions per­son­nelles (nom, pré­nom, etc.). « L’ap­pli­ca­tion va au­to­ma­ti­que­ment re­trou­ver votre carte ban­caire », sou­ligne Ber­trand Che­val­lier. Et ef­fec­ti­ve­ment, en quelques mi­nutes, toutes les don­nées né­ces­saires à un paie­ment sont pré­sentes dans l’ap­pli­ca­tion.

Pas­sage aux tra­vaux pra­tiques avec l’achat d’un lot de verres dans un ma­ga­sin de Mon­trouge (Hautsde-Seine). Joi­gnant le geste à la pa­role, Ber­trand Che­val­lier rap­pelle qu’il « suf­fit d’ap­pro­cher le smart­phone du ter­mi­nal de paie­ment » pour payer. Sauf que… ce cadre du Cré­dit agri­cole de­vra s’y re­prendre à trois fois, dés­ins­tal­ler puis ré­ins­tal­ler l’ap­pli­ca­tion Ma carte avant que son paie­ment ne soit ac­cep­té… Des bugs qui, à en croire les com­men­taires sur In­ter­net, frappent de nom­breux uti­li­sa­teurs. Reste que, lors­qu’elle fonc­tionne — dans la plu­part des cas, donc… —, cette ap­pli­ca­tion est très sé­cu­ri­sée. Elle ré­clame no­tam­ment, pour va­li­der le paie­ment, un code ou une iden­ti­fi­ca­tion par em­preinte di­gi­tale (lire ci-des­sous). « Le nu­mé­ro de carte ban­caire n’est pas en­re­gis­tré dans le té­lé­phone por­table. Donc, si vous per­dez votre té­lé­phone, vous n’avez pas à faire op­po­si­tion à votre carte ban­caire », sou­ligne en­core Ber­trand Che­val­lier. Sa banque es­père que plus d’un mil­lion de ses clients uti­li­se­ront ré­gu­liè­re­ment le paie­ment par smart­phone d’ici à 2019.

Pay­lib, le paie­ment sans contact et sans carte ban­caire, est pro­po­sé aux clients — équi­pés de smart­phones An­droid — de sept grands ré­seaux ban­caires.

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