Ma­cronàl’of­fen­si­ve­con­treFillon

Pour l’un de ses der­niers mee­tings avant le pre­mier tour, le can­di­dat d’En Marche !, en panne dans les son­dages, a di­ri­gé ses flèches contre son ri­val LR… dont il lorgne l’élec­to­rat.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - PAU­LINE THÉVENIAUD

sur son îlot cen­tral, Em­ma­nuel Ma­cron en­tame à l’Ac­corHo­tels Are­na, à Pa­ris-Ber­cy, l’un des mee­tings les plus im­por­tants de sa cam­pagne : « Di­manche, nous al­lons ga­gner et ce se­ra le dé­but d’une nou­velle France ! » Si vic­toire il y a, ce se­ra le 7 mai, pas avant. Mais, dé­crypte l’un de ses sou­tiens, « dans cette élec­tion, le pre­mier tour est le se­cond tour ».

En clair : tout se joue dans la qua­li­fi­ca­tion pour le duel fi­nal. Dans cette ba­taille, son prin­ci­pal ri­val a un nom : François Fillon. Certes,Em­ma­nuel Ma­cron n’épargne pas Jean-Luc Mé­len­chon, qui le rat­trape lui aus­si. Mais c’est bien le can­di­dat LR qu’il a dans le vi­seur. « Je suis convain­cu que le vrai dan­ger, c’est lui », note un élu, dans les tra­vées. Alors, le can­di­dat d’En Marche ! mène l’of­fen­sive. Sa vi­si­te­de­di­man­che­dan­sun­centre d’hé­ber­ge­ment du Se­cours ca­tho­lique ? L’oc­ca­sion d’op­po­ser sa vi­sion « gé­né­reuse » du ca­tho­li­cisme à celle de Fillon. Vi­sés : les liens du can­di­dat LR avec Sens com­mun, le très droi­tier mou­ve­ment ca­tho­lique. « Il a dé­ci­dé d’at­ta­quer le coeur de la dé­mo­cra­tie », éreinte en­core Ma­cron, in­ter­ro­gé hier ma­tin sur la pos­sible par­ti­ci­pa­tion de membres de cette or­ga­ni­sa­tion à un gou­ver­ne­ment Fillon. Sur le pla­teau de BFMTV hier ma­tin, Em­ma­nuel Ma­cron s’est aus­si li­vré à une opé­ra­tion dé­mi­nage, dé­voi­lant ses re­ve­nus, dé­penses et im­po­si­tion. Il as­sure ne pas pos­sé­der de compte ca­ché à l’étranger, ni avoir hé­ri­té de son men­tor, l’homme d’af­faires Hen­ry Her­mand. « Cer­tains de mes ad­ver­saires politiques ont dé­ci­dé de pro­pa­ger de fausses nou­velles », jus­ti­fie-t-il. Les ru­meurs ont cir­cu­lé tout le week-end sur les ré­seaux so­ciaux.

Comme avec les bruits sur sa vie pri­vée, Ma­cron prend les de­vants. Un proche ose cette for­mule ima­gée : « Ils pro­mettent des boules puantes, on a le droit de mettre du déo ! On n’est pas obli­gés de vivre dans une at­mo­sphère ir­res­pi­rable ! » En cou­lisses, l’en­tou­rage de Ma­cron soup­çonne le can­di­dat LR d’oeu­vrer à la dif­fu­sion de ces « fausses in­for­ma­tions sur le Web ».

En re­tour, il ne se prive pas d’évo­quer les af­faires. « Nous di­sons so­len­nel­le­ment à François Fillon qu’il a dé­fi­ni­ti­ve­ment per­du toute au­to­ri­té mo­rale pour di­ri­ger l’Etat », charge le se­cré­taire gé­né­ral d’En Marche !, Ri-

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