La jus­tice va en­quê­ter après le dé­cès d’un jeune spé­léo­logue

La vic­time a fait une chute d’une quin­zaine de mètres lors d’un par­cours dif­fi­cile dans la Char­treuse.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

tout, c’est le rôle de l’or­ga­ni­sa­teur de la sor­tie. Car ce der­nier, spé­léo­logue, avait dé­jà dû être se­cou­ru par les sau­ve­teursà­deux­re­pri­ses­ces­der­nières an­nées… dans le même gouffre ! cet homme, por­té dis­pa­ru avec un autre com­pa­gnon dans le ré­seau sou­ter­rain de la dent de Crolles. Le pré­fet de l’Isère avait alors dé­non­cé le com­por­te­ment ir­res­pon­sable de ce spor­tif isé­rois, en pré­ci­sant que l’opé­ra­tion qui avait mo­bi­li­sé 51 se­cou­ristes avait coû­té 17 000 €.

Tris­tan, le beau-frère de Ju­lien Re­breyend, té­moigne : « Je vous parle en tant que pro­fes­sion­nel de la spé­léo. Je suis un en­ca­drant di­plô­mé et se­cou­riste. Ju­lien était un dé­bu­tant dans cette ac­ti­vi­té. Et dans ce groupe de cinq per­sonnes, deux autres étaient dé­bu­tantes. Seuls deux spé­léos étaient un peu plus ex­pé­ri­men­tés. Mais il n’y avait pas le ni­veau pour faire cette sor­tie-là. La per­sonne qui l’a ini­tiée a dé­jà été mise en dif­fi­cul­té et se­cou­rue deux fois. Et la troi­sième fois a été fa­tale. Je pense que Ju­lien était mal ac­com­pa­gné. Cette per­sonne n’était pas ca­pable d’en­ca­drer. Ju­lien, je lui avais don­né mon propre ma­té­riel. Il était par­fai­te­ment équi­pé. Contrai­re­ment à d’autres par­ti­ci­pants qui n’avaient pas les bons bau­driers, les bonnes lampes. Je consi­dère que la spé­léo­lo­gie doit res­ter une ac­ti­vi­té ac­ces­sible à tous. Mais on ne peut pas em­me­ner des gens n’im­por­teoù­com­me­ça.Ce­quis’est­pas­sé est grave. »

L’or­ga­ni­sa­teur a-t-il une simple res­pon­sa­bi­li­té mo­rale ou risque-t-il des pour­suites ju­di­ciaires ? Ce se­ra à la jus­tice de le dire. Une en­quête a été ou­ver­te­pour­dé­ter­mi­ner­les­cir­cons­tances du drame.

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