« On peut faire de la mus­cu et cou­rir vite »

Ma­thieu Pey­bernes, dé­fen­seur de Lo­rient

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - PRO­POS RECUEILLIS PAR CHARLES GUYARD

De­puis trois ans, le dé­fen­seur de Lo­rient est co­gé­rant avec son frère Romain d’une salle de re­mise en forme, Ad­hoc Per­for­mances, à Tou­louse. Glo­ba­le­ment, les joueurs de football sont as­sez al­ler­giques aux séances de mus­cu­la­tion, non ?

MA­THIEU PEY­BERNES. C’est un peu plus en­tré dans les moeurs, mais c’est vrai qu’il y en a qui n’aiment pas trop ça, sur­tout des nu­mé­ros 10 ou des joueurs tech­niques. Ryad Bou­de­bouz, par exemple, quand il était jeune au centre de for­ma­tion à So­chaux, n’y al­lait ja­mais ! En fait, dans le foot, on a sou­vent pen­sé qu’un joueur plus cos­taud était moins ra­pide sur le ter­rain, ce qui est faux ! Il suf­fit de voir Usain Bolt : il fait beau­coup de mus­cu­la­tion et ça ne l’em­pêche pas d’être le plus ra­pide du monde. On peut faire de la mus­cu et cou­rir vite. Cer­tains joueurs vous im­pres­sionnent-ils ? Oui, les rug­by­men, mais ça reste leur quo­ti­dien. En re­vanche, je me sou­viens de Mev­lut Er­ding, tou­jours à So­chaux. A lui, on avait dû lui in­ter­dire la mus­cu­la­tion car il était dé­jà très mus­clé à 1516 ans. Quelle est la meilleure ex­cuse pour se faire dis­pen­ser ? (Rires.) Dire qu’on a mal au dos, ça marche bien, ça ! Est-ce mieux de se faire mas­ser par un homme ou par une femme ? Il y a dif­fé­rentes tech­niques de mas­sage, mais moi, je n’ai tou­jours eu que des hommes, donc je ne peux pas trop com­pa­rer. Après, le mas­sage d’une femme se­ra plus re­laxant, et c’est une bonne chose pour se vi­der la tête. Quel est l’ap­pa­reil le plus re­dou­té ? La ma­chine à ondes de choc, qu’on uti­lise no­tam­ment quand on a des contrac­tures. Sur cer­taines zones du corps, c’est as­sez désa­gréable. Quelle est la meilleure mu­sique pour une séance de mus­cu ? Nous, les foo­teux, on aime bien tout ce qui est rap amé­ri­cain, c’est sti­mu­lant. Au rug­by, je sais qu’ils sont plus bran­chés mu­sique clas­sique ou va­rié­té fran­çaise. Si un sup­por­teur de Lo­rient vient dans votre salle, lui fe­rez-vous un prix ? Oui, pour­quoi pas ! De toute fa­çon, on s’adapte en fonc­tion des be­soins de cha­cun, on n’est pas bu­tés sur les prix. On a une cer­taine flexi­bi­li­té se­lon les pro­fils, spor­tifs pro­fes­sion­nels ou ama­teurs.

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