Com­bat de co­qs

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - PAR CH­RIS­TOPHE BÉRARD

Tremble Mi­ckey. Baisse les yeux As­té­rix. La Ligue 1 vient de sor­tir la der­nière at­trac­tion de son grand parc à sen­sa­tions. Et elle va rem­plir les stades se­vrés d’émo­tions de­puis trop long­temps. En plus, elle ne coûte pas grand-chose et as­sure le spec­tacle. C’est le duel d’en­traî­neurs en plein match. Pas­cal Du­praz et An­toine Kom­boua­ré l’ont tes­té ce week-end lors d’un lé­ni­fiant Guin­gamp - Tou­louse (2-1). Bour­rés d’adré­na­line, les deux hommes se sont in­vec­ti­vés à coups de re­gards agres­sifs et de pe­tits gestes éner­vés avant de se rap­pro­cher tête contre tête. Genre : « Tu me touches pas ! » « Non, toi tu me touches pas. » De la com­me­dia dell’arte gon­flée à la tes­to­sté­rone avec des dia­logues in­dignes de Mi­chel Au­diard pour ces deux-là, si loin de Li­no Ven­tu­ra et Ber­nard Blier.

Mais tout le monde doit jouer le jeu. C’est tel­le­ment simple en plus. A chaque contes­ta­tion, il suf­fit de se je­ter un gant de gar­dien de but à la fi­gure et de­man­der ré­pa­ra­tion sur le champ à l’ad­ver­saire. Outre Du­praz et Kom­boua­ré, le cham­pion­nat re­gorge de bons clients. Ser­gio Con­cei­çao pour­rait s’em­brouiller avec son re­flet dans le mi­roir. Ch­ris­tophe Gal­tier ou Ber­nard Ca­so­ni pos­sé­daient, pen­dant leur car­rière, les clés de la boîte à claques. Et Ch­ris­tian Gour­cuff, de sa morgue pro­fes­so­rale, peut en­voyer au coin qui­conque conteste sa vi­sion du foot. Al­lez mes­sieurs, faites cet ef­fort. Di­ver­tis­sez les gra­dins. Parce que des com­bats de pe­tits co­qs, fran­che­ment, on en a tel­le­ment peu en ce mo­ment dans les stades…

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