De James Bond à l’Eu­ro, ACS France fil­meur de rêves

L’en­tre­prise de Buc, dans les Yve­lines, créée il y a vingt ans, est de­ve­nue une ré­fé­rence en ma­tière de prises de vues aé­riennes et de tra­vel­ling au­da­cieux.

Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS -

Une pour­suite spec­ta­cu­laire dans « Spectre », le der­nier opus des James Bond, le but du Por­tu­gais Eder vu de der­rière les fi­lets en fi­nale de l’Eu­ro 2016, un tra­vel­ling géant sur le pe­lo­ton du Tour de France à Pa­ris. Der­rière cha­cune de ces images mar­quantes se cachent une tech­no­lo­gie et des tech­ni­ciens poin­tus et poin­tilleux, ceux d’ACS France. De­puis 20 ans, cette so­cié­té ba­sée à Buc (Yve­lines) sillonne le monde sur les tour­nages des plus grands films et des plus beaux évé­ne­ments spor­tifs, entre autres. Ses spé­cia­li­tés ? La prise de vue aé­rienne et les tra­vel­lings les plus fous et les plus in­ven­tifs.

ACS est née en 1997 par la vo­lon­té de Fred North, pi­lote d’hé­li­co­ptère et ca­dreur fil­mant ca­mé­ra à l’épaule. « Il cher­chait à com­mer­cia­li­ser un sys­tème de ca­mé­ra plus stable (NDLR : gy

ros­ta­bi­li­sée) pour un ren­du d’image plus propre, ex­plique ce­lui qui lui a suc­cé­dé à la tête d’ACS en 2003, Luc Poullain. C’était du ma­té­riel qui com­men­çait à se dé­ve­lop­per aux Etats-Unis, Fred vou­lait l’im­por­ter en Eu­rope. »

Une bonne idée vi­si­ble­ment puisque, 20 ans plus tard, la pe­tite struc­ture qui compte se­lon les pé­riodes 8 à 10 em­ployés conti­nue d’être re­con­nue comme une ré­fé­rence par les réa­li­sa­teurs et les pro­duc­teurs du monde en­tier.

« Notre lon­gé­vi­té c’est notre force au­jourd’hui, sur­tout face à une concur­rence qui se dé­ve­loppe de plus en plus, es­time le pré­sident de l’en­tre­prise, et ce, sur­tout de­puis l’ar­ri­vée des drones. De­puis 4 ou 5 ans on voit dé­bar­quer des en­tre­pre­neurs in­dé­pen­dants. Ils ont ache­té un pe­tit drone et pro­posent leurs ser­vices sur les tour­nages à cô­té de chez eux, sans prendre de frais. Nous nous dé­pla­çons avec des ma­chines qui coûtent entre 100 000 et 500 000 €. Heu­reu­se­ment, on pro­pose aus­si un sa­voir-faire et des idées qu’eux ne peuvent pas avoir. »

Sur les tour­nages, les tech­ni­ciens­deBuc­sont«écou­tés»car, « forces de pro­po­si­tion » dixit LucPoul­lain.«Ona­tou­jours­lan­cé de bonnes idées pour­suit-il, et on est ca­pable de réa­li­ser une image qui part du ciel pour ar­ri­ver sur une roue de vé­lo en mou­ve­ment. Les met­teurs en scène nous font part de choses qui pa­raissent folles à la lec­ture du scé­na­rio, et nous, on met toute notre tech­nique en oeuvre pour concré­ti­ser leur ima­gi­naire à l’écran. Ils viennent nous cher- cher parce qu’on a du ré­pon­dant, parce qu’on innove tou­jours. »

Ain­si, ACS France se­ra-t-il à nou­veau au gé­né­rique de films ma­jeurs en 2017, comme le « Dun­kerque » de Ch­ris­to­pher No­lan ou en­core le « Star Wars, épi­sode VIII » pour le­quel les ca­dreurs se sont dé­pla­cés au Chi­li et en Ir­lande. « On filme du rêve, c’est pas­sion­nant non ? », conclut Luc Poullain.

« ILS VIENNENT NOUS CHER­CHER PARCE QU’ON A DU RÉ­PON­DANT, PARCE QU’ON INNOVE TOU­JOURS » LUC POULLAIN, PRÉ­SIDENT D’ACS

La so­cié­té di­ri­gée par Luc Poullain vient de fê­ter ses 20 ans..

La so­cié­té est spé­cia­li­sée dans les prises de vues aé­riennes et les tra­vel­ling sur de nom­breux évé­ne­ments : sports, tour­nages de films, de concerts ou de pubs.

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