La sé­cu­ri­té des can­di­dats ren­for­cée

Douze po­li­ciers veillent dé­sor­mais sur Fran­çois Fillon.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE -

deux pho­tos par­viennent entre les mains des po­li­ciers du ser­vice de la pro­tec­tion (SDLP) char­gés de la sé­cu­ri­té de plu­sieurs can­di­dats : celles de Clé­ment Baur et de Ma­hie­dine Me­ra­bet. De­puis la veille, l’en­quête sur les deux hommes s’est ac­cé­lé­rée et les ser­vices an­ti­ter­ro­ristes craignent une ac­tion im­mi­nente contre un « gros » can­di­dat. Fran­çois Fillon, Ma­rine Le Pen et Em­ma­nuel Ma­cron sont in­for­més de la me­nace ain­si que leurs plus proches col­la­bo­ra­teurs.

Dé­jà es­cor­té en permanence par six of­fi­ciers du SDLP, Fran­çois Fillon fait de­puis l’objet d’une pro­tec­tion en­core plus rap­pro­chée avec douze po­li­ciers à son con­tact. Sans comp­ter des ren­forts d’uni­tés spé­ciales en marge de ses mee­tings, comme ces ti­reurs d’élite pré­sents en fin de se­maine der­nière en marge de la réunion publique de Mont­pel­lier (Hé­rault).

Tous les can­di­dats à l’élec­tion pré­si­den­tielle se voient pro­po­ser une pro­tec­tion rap­pro­chée du SDLP. Cer­tains la re­fusent comme Phi­lippe Pou­tou ou Na­tha­lie Ar­thaud, d’autres bé­né­fi­cient d’une es­corte « light » com­po­sée d’un binôme voire d’un seul po­li- cier. Les can­di­dats les plus im­por­tants font, eux, l’objet d’une éva­lua­tion par l’uni­té de co­or­di­na­tion de lutte an­ti­ter­ro­riste (UCLAT), qui est plus ou moins dense en fonc­tion du ni­veau de me­nace. Avant même ce pro­jet d’at­ten­tat, Fran­çois Fillon fai­sait dé­jà l’objet d’un risque as­sez éle­vé. Il se­rait dé­sor­mais au ni­veau 2 sur une échelle qui va de 4 (ni­veau le moins éle­vé) à 1.

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