« Ma­cron in­carne le mieux les va­leurs des ra­di­caux »

Jean-Mi­chel Bay­let, mi­nistre de l’Amé­na­ge­ment du ter­ri­toire

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - PROPOSRECUEILLISPAR PHI­LIPPE MAR­TI­NAT

MI­NISTRE de l’Amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, de la Ru­ra­li­té et des Col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, Jean-Mi­chel Bay­let, l’homme fort du Par­ti ra­di­cal de gauche (PRG) qu’il a long­temps pré­si­dé, ex­plique pour­quoi il se ral­lie à la can­di­da­ture d’Em­ma­nuel Ma­cron. Pour­quoi avoir at­ten­du aus­si long­temps pour ap­por­ter pu­bli­que­ment votre sou­tien à un can­di­dat ? JEAN-MI­CHEL BAY­LET. Membre du gou­ver­ne­ment, je n’ai pas vou­lu bou­ger jusque-là, mais il me semble que quan­do­na­mon­par­cours­po­li­ti­queet face à une si­tua­tion où la dé­mo­cra­tie peut être en pé­ril, il est de mon de­voir, en mon âme et conscience, de prendre po­si­tion. Qui al­lez-vous sou­te­nir ? Em­ma­nuel Ma­cron. Parce qu’il est le plus à même de te­nir la ligne dans la­quelle je me re­con­nais. Que ce soit sur le plan idéo­lo­gique — nous par­ta­geons beau­coup de va­leurs, no­tam­ment so­cié­tales — ou sur le plan éco­no­mique. Et aus­si parce qu’il me semble le mieux pla­cé pour battre des can­di­dats que je ne sou­haite pas voir ac­cé­der à l’Ely­sée. De sur­croît, il as­sure un re­nou­vel­le­ment de la classe po­li­tique, ce qui est une as­pi­ra­tion très forte de la part des Fran­çais. Il est in­con­tes­ta­ble­ment ce­lui qui in­carne le mieux, du point de vue des ra­di­caux, nos va­leurs, notre his­toire et notre po­si­tion­ne­ment. Pour­tant, votre par­ti, le PRG, sou­tient of­fi­ciel­le­ment Be­noît Ha­mon. Les mi­li­tants ne vont-ils pas être un peu déboussolés ? J’ai en­vie de vous ré­pondre que les mi­li­tants de tous les par­tis sont déboussolés par une cam­pagne aus­si aty­pique ! Ceux du PRG n’échappent pas à la règle. Avez-vous par­lé avec Fran­çois Hol­lande de votre prise de po­si­tion ? Non. Je n’ai pas sen­ti chez lui une vo­lon­té par­ti­cu­lière de pous­ser ses mi­nistres à s’en­ga­ger dans telle ou telle di­rec­tion. Il res­pecte nos consciences. Qu’est-ce qui, dans votre propre bi­lan dans ce mi­nis­tère, vous rap­proche d’Em­ma­nuel Ma­cron ? In­con­tes­ta­ble­ment la po­li­tique d’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire. Nous avons tra­vaillé en­semble pour por­ter haut et fort les pôles d’ex­cel­lence éco­no­mi­quee­toeu­vrer­pour­le­dé­ve­lop­pe­ment du nu­mé­rique, par­tout et le plus ra­pi­de­ment pos­sible. Avez-vous né­go­cié quelque chose avec Em­ma­nuel Ma­cron avant d’an­non­cer votre ral­lie­ment ? La po­li­tique ne se fait pas comme ce­la. Il ne s’agit pas d’une af­faire de mar­chands de ta­pis, mais de la pré­si­dence de la Ré­pu­blique fran­çaise. D’ailleurs, à l’heure où je vous parle, je ne l’ai pas en­core aver­ti de ma prise de po­si­tion.

LES MI­LI­TANTS DE TOUS LES PAR­TIS SONT DÉBOUSSOLÉS PAR UNE CAM­PAGNE AUS­SI

!” ATY­PIQUE

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