Très­froi­det­beau­coup­trop­sec

On a eu tort de se croire en été, c’est le re­tour des ge­lées ! Les tem­pé­ra­tures vont chu­ter à cause d’un air ve­nu de Rus­sie, tan­dis que la sé­che­resse s’ins­talle.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - FRÉDÉRICMOUCHON

cette Pa­ri­sienne est ren­trée chez elle, elle a dû re­mettre un plaid pour se ré­chauf­fer. Comme si le prin­temps s’était sou­dain rap­pe­lé du dicton que se ré­pètent nos an­cêtres : « En avril, ne te dé­couvre pas d’un fil. » Ce se­ra en­core plus vrai cette se­maine où un froid mor­dant sai­si­ra les lève-tôt.

A par­tir d’au­jourd’hui et jus­qu’à sa­me­di, « la bise ac­cen­tue­ra la sen­sa­tion de froid avec des ge­lées at­ten­dues en fin de nuit et en dé­but de ma­ti­née sur une ma­jo­ri­té des ré­gions », pré­vient la Chaîne Mé­téo. « De l’air très froid en pro­ve­nance de Rus­sie et de Scan­di­na­vie va en­va­hir la France et, si l’on était en plein hiver, ce froid fe­rait tom­ber le ther­mo­mètre à - 10 °C », es­time le pré­vi­sion­niste Guillaume Sé­chet, créa­teur du site Me­teo­pa­ris.com. Si le so­leil ré­chauf­fe­ra en jour­née le sol et les coeurs, les nuits se­ront gla­ciales. « Les mi­ni­males pourront des­cendre jus­qu’à - 5 °C en plaine, entre les Hauts-de-France, la Bour­gogne, le Ju­ra, l’Au­vergne, Rhô­neAlpes mais aus­si l’in­té­rieur de la Nor­man­die et de la So­logne », énu­mère la Chaîne Mé­téo.

Une se­conde of­fen­sive du froid est pré­vue la se­maine pro­chaine, cette fois ac­com­pa­gnée d’hu­mi­di­té. « On au­ra l’im­pres­sion de su­bir des gi­bou­lées comme au mois de mars, com­pare Guillaume Sé­chet. Comme la vé­gé­ta­tion est en avance, ces ge­lées et ce froid risquent en tout cas de créer des dé­gâts au ni­veau des cultures et des fleurs. Tous les dix ans, en moyenne, on a des ge­lées tar­dives mais les agri­cul­teurs ont des rai­sons de s’in­quié­ter. » D’au­tant que la vé­gé­ta­tion est à la peine en ce mo­ment à cause d’une sé­che­resse chro­nique. « Nous ac­cu­mu­lons les mois dé­fi­ci­taires en pluie de­puis juillet, constate un pré­vi­sion­niste de la Chaîne Mé­téo. Les dix pre­miers jours d’avril, il est tom­bé… 0 mm sur une large moi­tié nord de la France. » Alors que les nappes phréa­tiques n’ont pas été ali­men­tées comme elles de­vraient l’être au coeur de l’hiver, le spé­cia­liste s’in­quiète : « Il est presque dé­jà trop tard pour avoir des bonnes pluies ef­fi­caces qui s’in­filtrent dans les sols car, plus on se rap­pro­che­ra de l’été, plus l’eau va s’éva­po­rer et ruis­se­ler. » Même les agri­cul­teurs, pour­tant ha­bi­tués aux aléas cli­ma­tiques, en perdent leur bous­sole. « Il est tom­bé à peine 4 mm d’eau en l’es­pace de deux mois, ex­plique Mi­chel Mas­son, cé­réa­lier dans le Loi­ret. On ne nous an­nonce pas de pluie si­gni­fi­ca­tive avant dix ou quinze jours, dé­taille-t-il. Vu le vo­lume d’eau né­ces­saire à nos cultures, on risque de nou­veau d’avoir des ren­de­ments très faibles cette an­née. »

Plu­sieurs dé­par­te­ments sont d’ailleurs dé­jà tou­chés par des res­tric­tions d’eau et la Chaîne Mé­téo es­time que la liste de ces dé­par­te­ments « de­vrait ra­pi­de­ment s’al­lon­ger ». LIRE AUS­SI LA MÉ­TÉO EN Un as­té­roïde d’en­vi­ron 600 m de large, bap­ti­sé 2014-JO25, va pas­ser au­jourd’hui à proxi­mi­té de la Terre, à 1,8mil­lion de ki­lo­mètres, c’est-àdire un peu moins de cinq fois la dis­tance qui nous sé­pare de la Lune. Mais, ras­sure la Nasa, il n’y a au­cune pos­si­bi­li­té de col­li­sion avec notre pla­nète. La pro­chaine vi­site d’un gros objet vo­lant n’est pas pré­vue avant 2027 : l’as­té­roïde 199-AN10, de 800m de lar­geur, s’ap­pro­che­ra à 380000km.

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