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Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS -

a com­mence comme une balle au pri­son­nier et ça fi­nit en coups de boules. Sauf que la boule, c’est vous. Au centre de foot en salle Le Fi­veSPLF de Cré­teil (Val-de-Marne), le suc­cès­du«bub­ble­foot»—aus­siap­pe­lé foot en bulle — ne dé­gonfle pas de­puis trois ans. Pour y jouer, il faut d’abord se plier (lit­té­ra­le­ment) à un ri­tuel un peu spé­cial. Age­nouillé sur le sol, on glisse les bras dans les san- gles fixées à l’in­té­rieur du tube, puis la tête. Une fois le haut du corps ca­lé dans la boule en plas­tique, on peut en­fin se re­le­ver, non sans peine.

Deux équipes de quatre joueurs se font face. Au top dé­part, les plus sur­ex­ci­tés s’élancent de toute leur force comme des su­mos. La plus pe­tite du groupe se fait pul­vé­ri­ser avec sa bulle rose for­mat en­fant. Après plu­sieurs bonds, elle se re­trouve en po­si­tion poi­rier, les fers en l’air, pro­vo­quant l’hi­la­ri­té gé­né­rale.

En réa­li­té, les règles n’ont pas grand-chose à voir avec le foot­ball. « Ce n’est pas un vrai match », confesse Da­vid, l’ani­ma­teur. Face à la 06.18.11.23.01). au Five d’Au­ber­vil­liers (01.48.40.24.06). au Bubble Bump d’Ivry-sur-Seine (06.48.07.52.46).

au Soc­cer Park de Car­rières-Sous-Pois­sy (www.bub­ble­bump.fr), au Bubble smile, à Mau­re­pas (06.13.64.40.84 ou au 06.29.49.58.50). quin­zaine d’ado­les­cents pré­sents ce jour-là, il ré­pète les consignes de sé­cu­ri­té : « On ne fonce pas sur une per­sonne si elle est de dos ou près des bar­rières ». Au bubble foot, il n’y a pas de gar­dien de but. Heu­reu­se­ment, parce que l’af­faire est as­sez com­pli­quée comme ça. Par­fois, les pieds frappent fran­che­ment à cô­té de la balle, comme si les joueurs avaient per­du toute no­tiond’es­pace.«On­ne­voit­pas­nos jambes, tout est flou derrière le plas­tique, il fait chaud à l’in­té­rieur, mais c’est trop bien ! » ré­sume Ma­nel, au Five de Chil­lyMa­za­rin (01.48.40.24.06). au Jum­ping Fo­rest de Saint-Germain-La­val (01.60.70.58.66).

au Five de Be­zons (01.48.40.24.06), au Go Park de Pon­toise (01.34.42.68.68).

sur le parc extérieur d’Hé­non­ville, via Go Park (01.34.42.68.68), au Bubble Bump de Beau­vais (06.65.28.81.71). 12 ans. Sur le cô­té, les filles hurlent à se cas­ser la voix pour sou­te­nir leur frère ou leur ami. « On ne sait même pas qui est dans les bulles », re­lève l’une d’entre elles.

Au bout de 5 mi­nutes, la par­tie s’ar­rête. « C’est très fa­ti­gant, les en­fants s’es­soufflent vite », jus­ti­fie Da­vid. Il faut dire que la boule de taille stan­dard, sup­por­tée à la force des bras et des épaules, pèse sept ki­los. Même si les « coups de bulles » sont bru­taux, au­cun risque de se faire mal. Au sol, de l’herbe syn­thé­tique per­met d’amor­tir la chute.

Quand vient mon tour, je me fais ren­ver­ser toutes les trente se­condes, avant même d’avoir le temps de tou­cher le bal­lon. Frus­trant, sur­tout quand l’agres­sion vient de ma propre équipe ! Je com­prends alors que le bal­lon n’est qu’un pré­texte : tout ce qui compte au bubble foot, c’est d’en­voyer les autres bou­ler.

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