Voi­ture de po­lice in­cen­diée à Pa­ris : un sus­pect suisse iden­ti­fié

Le jeune homme n’a pas ré­pon­du à sa convo­ca­tion par la jus­tice fran­çaise.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - STÉ­PHANE SELLAMI

d’in­ves­ti­ga­tions, la juge en charge de l’af­faire de l’in­cen­die d’une voi­ture de po­lice en mai 2016 à Pa­ris a ac­quis la cer­ti­tude d’avoir iden­ti­fié le prin­ci­pal au­teur pré­su­mé des faits. En l’oc­cur­rence, un jeune res­sor­tis­sant suisse, membre de la mou­vance anar­cho-au­to­nome. Convo­qué il y a quelques se­maines par la jus­tice fran­çaise, ce sus­pect âgé de 27 ans et do­mi­ci­lié à Ge­nève, qui au­rait pro­je­té un fu­mi­gène al­lu­mé dans l’ha­bi­tacle d’une voi­ture de po­lice pour y mettre le feu, ne s’est ja­mais pré­sen­té.

Mais son ab­sence n’a pas em­pê­ché la juge de clore son en­quête. Huit per­sonnes ont dé­jà été mises en exa­men, no­tam­ment pour ten­ta­tive de meurtre sur deux po­li­ciers qui se trou­vaient dans la voi­ture. Le18mai2016,alors­que­des­po­li­ciers ma­ni­fes­taient, à l’ap­pel d’un de leurs syn­di­cats, place de la Ré­pu­blique à Pa­ris pour dé­non­cer la « haine an­ti­flics », une contre-ma­ni­fes­ta­tion in­ter­dite s’était te­nue non loin contre les vio­lences po­li­cières. Une di­zaine de per­sonnes avaient alors at­ta­qué et in­cen­dié une voi­ture de po­lice alors qu’une gar­dienne de la paix et un ad­joint de sé­cu­ri­té (ADS) se trou­vaient à l’in­té­rieur. Des­cen­du du vé­hi­cule qui pre­nait feu, l’ADS de 28 ans avait fait face avec sang-froid à un cas­seur en­ca­gou­lé ar­mé d’un flexible. La scène, fil­mée par plu­sieurs té­moins, lui avait va­lu de se voir af­fu­bler le sur­nom de Kung-Fu Cop.

« Le prin­ci­pal sus­pect de na­tio­na­li­té suisse qui n’a pas dai­gné ré­pondre à la convo­ca­tion de la jus­tice fran­çaise pour­rait dé­sor­mais faire l’ob­jet d’un man­dat d’ar­rêt in­ter­na­tio­nal, confieu­ne­sour­ce­pro­che­del’af­faire. Il a été clai­re­ment iden­ti­fié après de mi­nu­tieuses in­ves­ti­ga­tions en termes d’ex­ploi­ta­tion d’images de vi­déo­sur­veillance et de té­lé­pho­nie no­tam­ment. »

Se­lon nos in­for­ma­tions, ce sus­pect ne fe­rait pas par­tie d’un groupe or­ga­ni­sé. « Il tombe un peu du ciel et c’est pour ce­la que son iden­ti­fi­ca­tion a pris du temps, pour­suit la même source. Il pour­rait avoir agi sous l’ef­fet de meute, à l’image d’autres mis en exa­men dans ce dos­sier. »

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