Le beau prin­temps du football fran­çais

Il y a de quoi s’en­thou­sias­mer avec les per­for­mances de nos clubs en Coupe d’Eu­rope ou en Ligue 1.

Le Parisien (Paris) - - Sport - PAR RO­NAN FOLGOAS

DEUX ÉQUIPES de Ligue 1 en de­mi­fi­nales des coupes eu­ro­péennes, un ma­no a ma­no sé­dui­sant entre Pa­ris et Mo­na­co en tête du cham­pion­nat, une jeune gé­né­ra­tion de joueurs qui abreuve dé­jà l’équipe de France et de nou­veaux in­ves­tis­seurs qui ont pris le contrôle de clubs im­por­tants (à Marseille, à Lille ou en­core à Nice), et im­pulsent une éner­gie nou­velle. N’en je­tez plus ! Le football hexa­go­nal connaît en ce prin­temps une em­bel­lie ré­jouis­sante, no­tam­ment sous l’im­pul­sion de l’AS Mo­na­co et de l’Olym­pique lyon­nais. Vi­vier de ta­lents, le club de la prin­ci­pau­té s’im­pose comme la deuxième place forte du bal­lon rond en France, der­rière Pa­ris. A moins que cette an­née, les rôles ne soient in­ver­sés…

Reste main­te­nant à vé­ri­fier si ce re­gain peut per­du­rer. Car il y a un an, le ta­bleau était moins rose. Nous poin­tions alors les fléaux qui tou­chaient la L 1 (nos édi­tions du 29 avril

2016) : la su­pré­ma­tie ab­so­lue du PSG, le manque de joueurs at­trac­tifs ou en­core l’am­biance trop mo­rose des stades.

Tout ne s’est pas ré­glé d’un coup de ba­guette ma­gique.Cer­taines en­ceintes du cham­pion­nat sonnent en­core sou­vent creux, les actes de vio­lences entre sup­por­teurs se sont mul­ti­pliés ces der­niers mois et les fi­nances des clubs ne se­raient pas à l’équi­libre sans la vente de joueurs à l’étran­ger.

Tout ne va pas si bien mais ce prin­temps, dans le sillage d’un Eu­ro 2016 réus­si, donne vrai­ment en­vie de croire en des jours meilleurs.

L’avant-centre mo­né­gasque Ra­da­mel Fal­cao.

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