Il était une foi Don­na­dieu

Pascal Don­na­dieu, 52 ans, et Nan­terre ne font qu’un. Ce soir, son club dis­pute face au Mans sa qua­trième fi­nale de Coupe de France en dix ans.

Le Parisien (Paris) - - Sport -

tal, Pascal Don­na­dieu est de­ve­nu trente ans plus tard un en­traî­neur re­con­nu.

Avec lui la JSF, re­bap­ti­sée Nan­terre 92, a grim­pé 11 di­vi­sions sans ja­mais faire ma­chine ar­rière. Une aven­ture de­ve­nue folle ces der­nières an­nées avec un titre de cham­pion de Pro B en 2011, de Pro A en 2013, une Coupe de France en 2014 et un sacre eu­ro­péen (Eu­ro­chal­lenge, 3e ni­veau conti­nen­tal) en 2015. Face au Mans ce soir, à l’Ac­corHo­tels Are­na, son club dis­pu­te­ra sa 4e fi­nale de Coupe de France en dix ans. Avant de re­trou­ver Cha­lon, mar­di, en fi­nale re­tour de la Fi­ba Eu­ro­coupe. Et, dans quelques se­maines, il en­fi­le­ra le po­lo bleu d’as­sis­tant de Vincent Col­let pour l’Eu­ro avec l’équipe de France.

« Sans le basket, il de­vien­drait fou », as­sure sa femme Va­lé­rie, ren­con­trée en 1985. « Pe­tit, il ne vi­vait que pour le sport, se sou­vient sa mère Jean­nette, qui lui avait fait fa­bri­quer un pa­nier de basket lors du Noël de ses 4 ans. Un jour, il a trans­for­mé la salle à man­ger en ter­rain de foot. Il avait des pe­tits cy­clistes en fer­raille et, au mo­ment du Tour de France, il im­pro­vi­sait l’ar­ri­vée d’une étape. » « Il connaît les ré­sul­tats des cham­pion­nats de foot et de rug­by, tous les joueurs et les équipes qui ont dis­pu­té des fi­nales, c’est une vé­ri­table en­cy­clo­pé­die », af­firme Franck Le Goff, son fi­dèle bras droit de­puis 2005. Me­neur « au QI basket su­pé­rieur » (se­lon Gé­rard Hé­loïse) mais dont la car­rière s’est ar­rê­tée ra­pi­de­ment en rai­son de bles­sures, il en­traîne dès ses 15 ans. Pour vivre, après des études stop­pées à 17 ans, il de­vient em­ployé de banque. Un job ali­men­taire comme il le dit lui-même. « J’ai tout de suite vu qu’il était fait pour en­traî­ner, cer­ti­fie Jean, son père et pré­sident d’un club res­té fa­mi­lial mal­gré les suc­cès*. Il avait dé­jà des ré­sul­tats ex­cep­tion­nels avec les jeunes. Il est pé­da­gogue et sait trans­cen­der ses joueurs. Le style de jeu était

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