« Si l’un de nous avait été sur place, il se­rait sû­re­ment mort »

Est l’un des 60 agents de sé­cu­ri­té de la Ville qui ont ma­ni­fes­té hier au len­de­main de la fu­sillade. Ils veulent être ar­més.

Le Parisien (Paris) - - Paris -

les Champs-Ely­sées, qui avait une ré­so­nance par­ti­cu­lière au len­de­main de l’at­ten­tat. « Quand j’ai ap­pris pour hier soir je me suis dit que la date tom­bait peut-être mal, mais si l’un de nous avait été sur place, il se­rait sû­re­ment mort », se dé­sole Laurent, du syn­di­cat UCP. « Le pro­blème c’est qu’avec nos uni­formes nous sommes des cibles po­ten­tielles au même titre que les po­li­ciers, ajoute-t-il. Sauf qu’on ne peut pas se dé­fendre en cas de me­naces. » tre. Mais s’il y avait eu une autre at­taque, qu’au­rions nous fait avec nos ton­fas et nos la­cry­mo­gènes ? » sou­pire un autre of­fi­cier. « On ne com­prend pas pour­quoi Pa­ris, qui est la ville la plus tou­chée par le ter­ro­risme, n’est pas do­té d’une po­lice mu­ni­ci­pale comme Marseille ou Lyon. »

Comme ce­la avait été an­non­cé la veille, une dé­lé­ga­tion a pu être re­çue au ca­bi­net de la maire, Anne Hi­dal­go. « Une ré­flexion va être confiée à un cadre su­pé­rieur de la Ville », as­su­ret-on du cô­té de l’Hô­tel de Ville. Et le compte-ren­du de cette ré­flexion est pré­vu « fin sep­tembre ou dé­but oc­tobre ». Si l’UCP parle d’avan­cée et se dit « sa­tis­fait qu’Anne Hi­dal­go prenne cette ques­tion au sé­rieux », le syn­di­cat re­grette néan­moins un dia­logue un peu tar­dif.

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