Pa­ris plus que ja­mais can­di­dat au titre

FOOT­BALL Ligue 1. Grâce à son suc­cès face à Mont­pel­lier (2-0), le PSG dis­pose pro­vi­soi­re­ment de trois points d’avance sur Mo­na­co qui se dé­place ce soir à Lyon.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PAR FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

IL Y A LE MATCH à quatre can­di­dats pour l’élec­tion pré­si­den­tielle, et ce­lui à trois pré­ten­dants que nous offre la Ligue 1 de­puis de longues se­maines. Hier soir, le PSG s’est donc ins­tal­lé en tête du cham­pion­nat après sa vic­toire contras­tée face à Mont­pel­lier (2-0), mais le ver­dict est loin d’être tom­bé.

Si cette po­si­tion du nou­veau lea­deur pa­ri­sien ne pour­rait être que pro­vi­soire — Mo­na­co joue ce soir à Lyon —, ce­la ne peut pas nuire. Car comme dans toutes les com­pé­ti­tions, ses propres réus­sites comptent au­tant que les fautes de l’ad­ver­saire lors de l’em­bal­lage fi­nal. Des er­reurs que l’on guette au­tant qu’on les es­père.

« Pour l’ins­tant, on es­saie de tout ga­gner et on at­tend de voir si Mo­na­co va com­mettre une er­reur, ad­met Blaise Ma­tui­di, le mi­lieu pa­ri­sien au­teur d’une passe dé­ci­sive hier. On est de­vant mais c’est anec­do­tique parce que Mo­na­co a en­core un match de­main plus un en re­tard face à Saint-Etienne le 17 mai. On va leur mettre la pres­sion jus­qu’au bout. Et si ça se trouve, on se­ra cham­pions lors de la der­nière jour­née. »

A quatre jour­nées de la fin, le PSG ne veut donc pas se fo­ca­li­ser sur le clas­se­ment mais plus sur ses per­for­mances… et celle de son ad­ver­saire di­rect. « On ne va pas re­gar­der le clas­se­ment de ce soir, ce­la ne sert à rien, ar­gu­mente le gar­dien Ke­vin Trapp, en­core sau­vé par sa barre trans­ver­sale comme face aux Mes­sins. Il nous reste main­te­nant quatre matchs à jouer, à ga­gner, en es­pé­rant que Mo­na­co perde des points. »

EME­RY RE­TIENT LE PO­SI­TIF

Le dis­cours est à l’unis­son de son par­te­naire. Car si Pa­ris avance sur un rythme de cham­pion de­puis dé­but jan­vier (13 vic­toires et 2 nuls), les par­te­naires de Thia­go Sil­va ont cer­tai­ne­ment conscience que leurs pres­ta­tions manquent par­fois de re­lief. Ce fut en­core le cas hier, au terme d’un match pas in­in­té­res­sant à suivre mais in­quié­tant à cer­tains égards pour les joueurs pa­ri­siens. Ces der­niers n’ont pas vo­lé leur suc­cès, loin de là. Les par­te­naires de l’in­trai­table Ca­va­ni ont été plus pré­cis, plus tech­niques ; en bref, mieux ar­més, mais ils ont concé­dé bien trop d’oc­ca­sions pour se mon­trer to­ta­le­ment sa­tis­faits. En proie à une in­ef­fi­ca­ci­té pa­tente, Mont- pel­lier a creu­sé sa propre tombe. « On au­rait ai­mé les faire dou­ter un peu plus, mais il au­rait fal­lu qu’on marque un but en pre­mière pé­riode sur les deux ou trois si­tua­tions qu’on a eues », dé­plore Jean-Louis Gas­set, l’an­cien ad­joint de Laurent Blanc au PSG, au­jourd’hui en­traî­neur du club hé­raul­tais.

Après An­gers et Metz où les Pa­ri­siens avaient dé­jà souf­fert dé­fen­si­ve­ment, il n’y a là rien de bien ras­su­rant avant d’af­fron­ter Nice di­manche pro­chain à l’Al­lianz Ri­vie­ra. Sauf pour Unai Eme­ry, qui pré­fère re­te­nir le spec­tacle plu­tôt que les mau­vais si­gnaux. « Il y a eu des oc­ca­sions, donc c’est bon pour le foot­ball et les sup­por­teurs, avance le coach pa­ri­sien. Si Mont­pel­lier avait dé­ci­dé de jouer bas et de ne pas sor­tir, on n’au­rait pas vu d’oc­ca­sions. Mais nous avons mé­ri­té de ga­gner, car on a maî­tri­sé le match plus long­temps avec de nom­breuses op­por­tu­ni­tés de mar­quer. » Ga­geons que Pa­ris se montre plus her­mé­tique dans une se­maine face à Nice, afin d’as­su­rer la pé­ren­ni­té de ce match à trois. Pour toutes ces rai­sons, on a en­vie de dire : vi­ve­ment di­manche.

Parc des Princes (Pa­ris), hier. Face à des Mont­pel­lié­rains désa­bu­sés, l’at­ta­quant du PSG Edin­son Ca­va­ni a une nou­velle fois trou­vé le che­min des fi­lets en Ligue 1, pour la 31e fois cette sai­son.

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