Le pa­ri de Ma­cron

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

n’a ja­mais été élu — ni cher­ché à l’être avant cette pré­si­den­tielle 2017 — et a fon­dé son par­ti il y a tout juste un an. «Du­ja­mais-vu»,dixi­tun­vieux rou­tier du Par­le­ment.

Em­ma­nuel Ma­cron sau­ra ce soir si son pa­ri, ce­lui du re­nou­veau, s’avère ga­gnant. Et si son po­si­tion­ne­ment « ni de droite ni de gauche », mar­te­lé tout au long de la campagne au risque d’ap­pa­raître comme un can­di­dat at­trape-tout, trouve un écho. « J’as­pire à être le nu­mé­ro un », confiait-il dé­but mars. Com­prendre : en tête du 1er tour. De­puis, son avance a été fra­gi­li­sée par la re­mon­tée de Fran­çois Fillon et la per­cée de JeanLucMé­len­chon.D’oùun­ton­qui s’est consi­dé­ra­ble­ment dur­ci en fin de campagne, en par­ti­cu­lier à l’en­droit de son ri­val des Ré­pu­bli­cains.

Plu­sieurs de ses proches l’as­surent, c’est avec Fillon que se joue « le match » pour le 2d tour. Si Ma­cron se qua­li­fie ce soir, son en­tou­rage s’at­tend à un grand cham­bou­le­ment : « C’est un do­mi­no qui tombe et qui recompose tout. Ce­la va fracturer la gauche, la droite. »

Et s’il perd ? Ma­cron l’a an­non­cé, il ne se pré­sen­te­ra pas aux lé­gis­la­tives mais conti­nue­ra de pré­si­der En Marche ! « Je ne se­rai plus dans la vie po­li­tique dans vingt ans », pro­met-il. Pré­ci­sion utile : « 2022, ça n’est pas dans vingt ans. »

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