Guyane:unac­cordà3Mds€ met­pourl’ins­tant­fi­naux­bar­rages

Pa­ra­ly­sées de­puis un mois, l’école, les en­tre­prises et l’économie vont pou­voir re­prendre dans le dé­par­te­ment d’outre-mer. Un ac­cord de fin du conflit a été si­gné avec l’Etat. Ex­pli­ca­tions.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - AU­RÉ­LIE LEBELLE

sont peu à peu dé­mon­tés à Cayenne et dans les autres villes de Guyane. Après plus d’un mois de ten­sions qui ont to­ta­le­ment pa­ra­ly­sé la vie et l’économie, le dé­par­te­ment d’outre-mer — le plus grand de France — com­mence en­fin à souf­fler. Dans la nuit de ven­dre­di à sa­me­di, un ac­cord a en ef­fet été si­gné entre l’Etat, les élus et le col­lec­tif Pou Lag­wiyann Dé­ko­lé (Pour que la Guyane dé­colle) qui pi­lo­tait la mo­bi­li­sa­tion.

Dé­but avril, le gou­ver­ne­ment avait dé­jà va­li­dé le dé­blo­cage de 1,1 Md€ pour ré­pondre à des be­soins ur­gents en ma­tière d’édu­ca­tion, de san­té et de sé­cu­ri­té. Mais pour le col­lec­tif, et de nom­breux Guya­nais qui étaient re­tour­nés dans la rue, cette en­ve­loppe était loin de suf­fire. fai­sons le pa­ri que le pro­chain gou­ver­ne­ment se­ra at­ten­tif à ré­pondre aux at­tentes des Guya­nais », ré­pond-on seule­ment au mi­nis­tère. Une op­tion ju­ri­dique avait pour­tant été mise sur la table par Eri­ka Ba­reigts pour as­su­rer le paie­ment de la nou­velle en­ve­loppe en cas d’al­ter­nance po­li­tique. Mais le col­lec­tif n’en a pas vou­lu, car une telle opé­ra­tion obli­geait à un éta­le­ment des fonds sur dix ou quinze ans. Ina­dé­quat face à l’ur­gence de la si­tua­tion, a es­ti­mé le col­lec­tif. « On a réus­si à ce que le pro­to­cole pa­raisse au

se fé­li­cite mal­gré tout Da­vy Ri­mane, lea­deur de la mo­bi­li­sa­tion. Main­te­nant, on pour­ra tra­vailler avec ce do­cu­ment et al­ler en jus­tice si on n’est pas sa­tis­faits. »

Du cô­té du mou­ve­ment des 500 Frères, qui dé­fi­laient ca­gou­lés pen­dant les ma­ni­fes­ta­tions, le ton est bien plus mus­clé : « Une fois que le pro­chain gou­ver­ne­ment se­ra en place, dès le pre­mier jour, on va en­trer en ac­tion, a as­sé­né Oli­vier Gou­det, l’un des membres. L’Etat nous doit 7 mil­liards et pas deux. » Les bar­rages pour­raient alors ra­pi­de­ment ré­ap­pa­raître. vê­tus de blanc, ont dé­fi­lé « en si­lence », hier à Ca­ra­cas et dans les grandes villes après les vio­lences qui ont fait 20 morts en trois se­maines. L’op­po­si­tion, ma­jo­ri­taire au Par­le­ment, ré­clame le dé­part du pré­sident Ma­du­ro, suc­ces­seur d’Hu­go Cha­vez. Les ma­ni­fes­ta­tions, qui se suc­cèdent de­puis le 1er avril, ont plu­sieurs fois dé­gé­né­ré en heurts avec les forces de l’ordre et en pillages. Douze per­sonnes ont ain­si été tuées dans la nuit de jeu­di à ven­dre­di à Ca­ra­cas.

mus­clée d’un pas­sa­ger en rai­son des sur­ré­ser­va­tions (sur­boo­king), la com­pa­gnie amé­ri­caine United Air­lines a an­non­cé hier qu’elle al­lait li­mi­ter les pou­voirs de son pa­tron, Os­car Mu­noz, cri­ti­qué pour sa ges­tion de la crise.

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