Ques­tions sur la sé­cu­ri­té de Fa­ce­book

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

ar­mé d’un simple smart­phone, sans l’aide d’or­di­na­teur, O. a-t-il ob­te­nu des in­for­ma­tions si confi­den­tielles sur la san­té de John­ny Hal­ly­day ? Tout sim­ple­ment en ex­ploi­tant les failles de sé­cu­ri­té de Fa­ce­book à l’époque où il s’est in­tro­duit dans le sys­tème.

Pour se connec­ter sur le compte per­son­nel de Lau­ra Smet, il y a deux ans et de­mi, il lui a suf­fi de se faire pas­ser pour elle et de feindre l’ou­bli de son code d’ac­cès. Une ques­tion dite de confi­den­tia­li­té, choi­sie par l’ac­trice lors de l’ac­ti­va­tion de son compte bap­ti­sé « Cha­plin Smet », lui est adres­sée. « Qui est l’ac­teur prin­ci­pal de

? », de­mande le ro­bot. La ré­ponse — « Alain De­lon » — ouvre à l’es­pion les portes de l’in­ti­mi­té de Lau­ra Smet et, par ri­co­chet, celle de son père John­ny Hal­ly­day. « Je suis si­dé­ré de voir avec quelle fa­ci­li­té un homme qui n’est à l’évi­dence pas le plus grand geek du monde a ex­ploi­té les failles du sys­tème. Nous n’ex­cluons pas bien sûr de dé­po­ser plainte contre Fa­ce­book », pré­vient Me Her­vé Te­mi- me, l’avo­cat de l’ac­trice. Sol­li­ci­té, Fa­ce­book in­dique ne pas com­men­ter une pro­cé­dure ju­di­ciaire en cours. L’en­tre­prise fait ce­pen­dant va­loir que l’af­faire ne re­lève pas d’un pi­ra­tage mais d’un ac­cès frau­du­leux à dis­tance, as­su­rant don­ner à ses uti­li­sa­teurs des ou­tils de pro­tec­tion avan­cés comme des alertes de connexion de­puis un autre or­di­na­teur ou la gé­né­ra­tion de codes toutes les trente se­condes. Et rap­pelle une règle d’or : uti­li­ser un mot de passe suf­fi­sam­ment so­phis­ti­qué pour ne pas être ac­ces­sible à des per­sonnes mal in­ten­tion­nées.

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