Em­ploi fic­tif pour la fille du maire ?

Le Parisien (Paris) - - FAITSAITS DIVERS - T.B.

APRÈS LE PÈRE, la fille. Comme l’a ré­vé­lé l’AFP, la jus­tice en­quête éga­le­ment sur l’em­ploi de la fille de JeanFrançois One­to à la mai­rie d’Ozoir­la-Fer­rière entre 2004 et 2007. Un em­ploi « dont la ma­té­ria­li­té n’est pas éta­blie », avance la juge d’ins­truc­tion qui a mis en exa­men l’édile pour « dé­tour­ne­ment de fonds pu­blics ». Outre le soup­çon d’em­ploi fic­tif, les en­quê­teurs ont éga­le­ment ti­qué sur la ré­mu­né­ra­tion de sa col­la­bo­ra­trice de fille — 45 000 € par an soit la sep­tiè- me ré­mu­né­ra­tion la plus haute de la mai­rie — alors qu’elle ne dis­pose pour seul di­plôme que d’un bac STG.

In­vi­té à dé­tailler l’em­ploi de sa fille, Jean-François One­to a évo­qué « un poste po­ly­va­lent ». « Elle s’oc­cupe de la com­mu­ni­ca­tion d’Ozoir Ma­ga­zine, elle su­per­vise le conte­nu de la pu­bli­ca­tion […] Elle gère l’ac­ti­vi­té évé­ne­men­tielle de la ville, les ma­ni­fes­ta­tions, les spec­tacles, les évé­ne­ments de quar­tier […] en­fin tout ce qui touche à ma com­mu­ni­ca­tion », a-t-il énu­mé- ré en garde à vue. « Comment se passe concrè­te­ment ce tra­vail ? » in­ter­roge l’en­quê­trice ma­ni­fes­te­ment per­plexe. « Je ne suis pas au quo­ti­dien l’or­ga­ni­sa­tion de son tra­vail », ré­pond l’élu qui as­sure par ailleurs ne pas connaître le sa­laire de sa fille et n’avoir pas pris part à sa dé­fi­ni­tion. « Le tra­vail de sa fille est un vrai tra­vail. Il ap­por­te­ra les élé­ments pour le dé­mon­trer », as­sure son avo­cate, Me Chemarin.

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