La nour­rice et son ma­ri ju­gés pour avoir se­coué Per­rine jus­qu’à la mort

Le bé­bé de 9 mois était dé­cé­dé en mai 2014. Les époux s’ac­cusent mu­tuel­le­ment…

Le Parisien (Paris) - - VAL-DE-MARNE -

jours ». Les coups don­nés par les autres en­fants, jus­ti­fie­ront Ber­nard et Ma­ri­lyne. Dans son an­nonce pu­bliée en fé­vrier 2013 sur le site Le­bon­coin, Ma­ri­lyne, qui était en at­tente d’agré­ment au­près du conseil dé­par­te­men­tal, avait mis en avant sa propre ex­pé­rience de mère mais aus­si d’an­cienne ani­ma­trice en « centre de loi­sirs et pé­ri­sco­laire ».

A l’époque, ses éva­lua­tions in­di­quaient pour­tant qu’elle avait un com­por­te­ment « in­ap­pro­prié » avec les en­fants : éclats de voix, « pe­tites tapes », manque d’in­té­rêt pour la pé­da­go­gie. Ce­lui de son ma­ri, qui a re­con­nu qu’il lui ar­ri­vait par­fois de gar­der Per­rine après l’avoir nié, l’était-il da­van­tage ? Il re­con­naî­tra tout au plus quelques « pi­che­nettes » sur les jambes du bé­bé, et ac­cu­se­ra son épouse d’avoir eu cette phrase à pro­pos de Per­rine : « A la place des pa­rents, je la met­trais sur Le­bon­coin, ce que cette der­nière nie­ra.

Les pa­rents de la vic­time gar­de­ront au cours de l’en­quête et de l’ins­truc­tion une seule et même ligne de conduite : la culpa­bi­li­té avec le re­cul d’avoir em­me­né leur pe­tite fille « chaque ma­tin à ses bour­reaux ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.