La per­mis­sion de 1 heure du ma­tin

Les Nan­ter­riens ont sa­ge­ment fê­té leur Coupe de France avec les fans au pa­lais des sports de la ville. De­main, il fau­dra battre Cha­lon en fi­nale de l’Eu­ro­coupe.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - PAR JU­LIEN LE­SAGE

TÉ­LÉ­PHONE en main, Franck Le Goff, le fi­dèle bras droit de Pas­cal Donnadieu, im­mor­ta­lise les scènes de joie. Face à lui, un bon mil­lier de sup­por­teurs, tout de vert vê­tus, dansent et cé­lèbrent le nou­veau titre de Nanterre. Le 5e en cinq sai­sons. Deux heures après la fi­nale de Coupe de France ga­gnée face au Mans à l’Ac­corHo­tels Are­na à Pa­ris (7996), l’am­biance n’était pas en­core re­tom­bée. Elle s’était juste dé­pla­cée de quelques ki­lo­mètres.

Ar­ri­vés au pa­lais des sports Mau­rice-Tho­rez vers 23 h 40 sa­me­di soir après une pre­mière halte au­près de par­te­naires du club, Pas­cal Donnadieu et ses joueurs ont donc pro­lon­gé les fes­ti­vi­tés avec leurs fans qui les at­ten­daient im­pa­tiem­ment de­puis une bonne heure en s’abreu­vant des meilleurs mo­ments de la fi­nale de Ber­cy dif­fu­sés par deux écrans géants.

Ins­tal­lé sur l’es­trade tem­po­raire, où les joueurs ont été pré­sen­tés un par un à la foule, le tro­phée était lais­sé à la dis­po­si­tion des fans. Et ceux-ci ne se sont pas pri­vés pour le tou­cher, le sou­le­ver, l’em­bras­ser et se prendre en pho­to avec. « Ils sont tous abor­dables, c’est gé­nial de pou­voir être si proche d’eux et de tou­cher le tro­phée », ap­pré­ciaient deux jeunes sup­por­teurs.

Après avoir mul­ti­plié les sel­fies, les joueurs ont com­men­cé à quit­ter leur antre peu avant 1 heure du ma­tin. Le staff de l’équipe res­te­ra sur place avec 5 joueurs fi­na­listes de la Coupe de France de 2007 (in­vi­tés par le club pour fê­ter les 10 ans de ce pre­mier coup d’éclat nan­ter­rien) et les fans pen­dant une heure en­core. Il y a en ef­fet un bou­lot à ter­mi­ner et une nou­velle fi­nale à ga­gner. Après une pe­tite ma­ti­née de re­pos, Hei­ko Schaf­fart­zik et ses par­te­naires se sont donc re­trou­vés hier après-mi­di au pa­lais des sports pour un dé­cras­sage. Pas de temps à perdre avant ce nou­veau dé­fi. De­main soir, ils re­çoivent Cha­lon pour la fi­nale re­tour de la Fi­ba Eu­ro­coupe (58-58 à l’al­ler).

« On a sa­vou­ré un pe­tit peu mais il faut se re­con­cen­trer ra­pi­de­ment pour mar­di, ex­pli­quait l’in­té­rieur Jean-Fré­dé­ric Mo­ren­cy. Jouer une fi­nale de Coupe de France et d’Eu­rope la même se­maine, c’est très rare dans une car­rière. Il faut gar­der de l’éner­gie pour af­fron­ter Cha­lon et mettre toutes les chances de notre cô­té. » Peut-être l’oc­ca­sion de fê­ter un nou­veau titre avec les sup­por­teurs et, cette fois, de pro­lon­ger la fête jus­qu’au bout de la nuit avec l’as­sen­ti­ment du coach en per­sonne, qui se dit « pas ras­sa­sié » : « Si on gagne mar­di, on se lâchera après, quitte à être cuits pour An­tibes (NDLR : sa

me­di en Pro A). »

« SI ON GAGNE MAR­DI, ON SE LÂCHERA APRÈS » PAS­CAL DONNADIEU, EN­TRAέNEUR DE NANTERRE

Après avoir cé­lé­bré la vic­toire contre Le Mans juste à la fin du match à l’Ac­corHo­tels Are­na (en haut), les Nan­ter­riens ont re­trou­vé leurs sup­por­teurs à Mar­cel-Cer­dan pour faire cou­ler le cham­pagne.

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