60 mil­lions de brins dans le pays nan­tais

Le Parisien (Paris) - - ECO -

Une « énorme lo­gis­tique » pour l’ob­jec­tif d’une seule jour­née au fi­nal. « Il faut être un peu fou et pas­sion­né », sou­ligne Phi­lippe Naul­leau.

Mais pour cer­tains pro­duc­teurs, le risque est trop grand. En 20 ans, leur nombre a été di­vi­sé par quatre. « Le fils d’un agri­cul­teur ne conti­nue pas for­cé­ment la culture du mu­guet de son père. Heu­reu­se­ment, les pé­pi­nières sont ré­cu­pé­rées par d’autres et la sur­face d’ex­ploi­ta­tion se main­tient au­tour de 150 ha », ex­plique Pa­trick Ver­ron. Le jeu en vaut-il la clo­chette ? Chez les ma­raî­chers nan­tais, « la fi­lière se porte cor­rec­te­ment et s’avère en­core un peu ren­table ». Chaque an­née, le mu­guet rap­porte 20 M€ en­vi­ron. Les 50 brins sont ven­dus 15 € à des gros­sistes ou des fleu­ristes. « Ils se tournent vers le mar­ché de Run­gis (Val-de-Marne) en der­nier re­cours car ils y maî­trisent moins leur prix », ra­conte Pa­trick Ver­ron. En re­vanche, les ma­raî­chers ne font pas de vente di­recte. Ils savent tou­te­fois que ce sont les plus de 35 ans qui achètent leur mu­guet chaque an­née. « On ré­flé­chit au moyen de sen­si­bi­li­ser les 1825 ans sur les ré­seaux so­ciaux, en­vi­sage Pa­trick Ver­ron, car ils sont un re­lais de crois­sance pos­sible. »

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