Si le mu­guet m’était comp­té

Of­frir du mu­guet le 1er mai, c’est une tra­di­tion bien fran­çaise. Un mar­ché dont tout le monde (ou presque) peut pro­fi­ter.

Le Parisien (Paris) - - ECO - CYRIL PE­TER

mer­çants d’un jour à une cer­taine dis­tance, fixée par la com­mune, de leurs ma­ga­sins re­ven­du 1,50 € est né­go­cié trois fois moins cher au mar­ché de Run­gis (Val-de-Marne), qui re­çoit la fleur à clo­chettes blanches en botte ou en pot. Son chiffre d’af­faires na­tio­nal dé­passe les 100 M€.

Si le mu­guet des bois re­pré­sente en­vi­ron 10 % des ventes, la pro­duc­tion se concentre dans deux ré­gions au cli­mat tem­pé­ré, au­tour de Nantes (80 %) et Bor­deaux (15 %).

Pour cueillir, trier et condi­tion­ner ces quelque 75 mil­lions de brins fran­çais, soit un peu plus d’un par ha­bi­tant, les ma­raî­chers font ap­pel à des sai­son­niers. En Loire-At­lan­tique, 7 000 étu­diants, re­trai­tés et travailleurs oc­ca­sion­nels, dont des étran­gers, sont em­bau­chés à par­tir de mi-avril.

Ils ont au maxi­mum quinze jours avant la date fa­ti­dique pour ré­pondre à la de­mande, en perte de vi­tesse ces der­nières an­nées, la tra­di­tion du mu­guet étant bou­dée par les jeunes.

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