Cherche as­ses­seurs pour le se­cond tour

Les maires doivent être as­sis­tés de deux per­sonnes pour le scru­tin. Mais sans le PS ni LR, ce­la s’an­nonce dif­fi­cile.

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

« Nous fai­sons face à un risque réel de désaf­fec­tion et nous al­lons de­voir ac­com­plir un vrai tra­vail de convic­tion, es­time Sté­phane Beau­det, pré­sident (LR) de l’As­so­cia­tion des maires d’Ile-de-France. De nom­breux di­rec­teurs gé­né­raux de mai­ries fran­ci­liennes nous ont fait part de leur in­quié­tude. »

Car ni le FN ni En Marche ! ne sont en me­sure de ré­pondre à la de­mande. Dans le dé­par­te­ment de l’Es­sonne par exemple, le FN n’avait que 85 as­ses­seurs pour 879 bu­reaux de vote au pre­mier tour, et En Marche ! à peine plus de 280, contre 1 200 pour LR. D’où l’in­quié­tude re­la­tive qui com­mence à ta­rau­der cer­tains maires. « Si on s’ap­puyait sur les fi­na­listes, on n’ou­vri­rait pas le quart des bu­reaux », confirme lo­ca­le­ment Vincent De­la­haye, sé­na­teur-maire (UDI) de Mas­sy (Es­sonne). A Cré­teil (Val-deMarne), Laurent Ca­tha­la, le dé­pu­té-maire (PS) a fait ses comptes : « Ce n’est pas avec 14 per­sonnes four­nies par le FN et En Marche ! pour 45 bu­reaux qu’on as­sume ses res­pon­sa­bi­li­tés ci­toyennes. » Georges Tron, maire (LR) de Dra­veil (Es­sonne) a pré­vu, quant à lui, de convo­quer dès ven­dre­di les res­pon­sables des deux for­ma­tions.

« Nous es­saie­rons de mettre le plus de monde pos­sible », pro­met Au­drey Guibert, pa­tronne du FN de l’Es­sonne. Laë­ti­tia Ro­mei­ro-Dias, ré­fé­rente d’En Marche ! en Es­sonne, est aus­si mo­bi­li­sée : « Dès au­jourd’hui nous re­lan­çons un ap­pel aux bonnes vo­lon­tés. » Si mal­gré tout les as­ses­seurs manquent à l’ap­pel, les maires pour­ront consti­tuer des listes « d’ha­bi­tués » sur qui ils savent pou­voir comp­ter. En Es­sonne, le PS as­sure qu’en fonc­tion « des si­tua­tions lo­cales, les mi­li­tants se­ront dis­po­nibles afin de faire fonc­tion­ner la dé­mo­cra­tie ». Mais, à Ar­gen­teuil (Vald’Oise), ville te­nue par les Ré­pu­bli­cains, les so­cia­listes font sa­voir qu’ils n’en­ver­ront per­sonne. En der­nier re­cours, les pré­si­dents des bu­reaux peuvent ré­qui­si­tion­ner des élec­teurs, qui ne peuvent se dé­ro­ber à leur de­voir sauf s’ils ne savent ni lire ni écrire.

« Après les taxis, on inau­gure les as­ses­seurs Uber, dé­nonce Karl Di­rat, maire (SE) de Villa­bé (Es­sonne). Une cam­pagne ne s’ar­rête pas à des mee­tings, des pla­teaux té­lé, des trac­tages et des pu­bli­ca­tions In­ter­net, c’est aus­si par­ti­ci­per ac­ti­ve­ment aux opé­ra­tions de vote. »

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