« Mon­ti­gny, c’est pas moi ! »

L’ac­cu­sé Fran­cis Heaulme a nié hier les meurtres des deux en­fants, Cy­ril Bei­ning et Alexandre Be­ckrich, mas­sa­crés à coups de pierre Mon­ti­gny-lès-Metz (Mo­selle) en 1986.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

de cent té­moins sont ap­pe­lés à ve­nir éclai­rer les ju­rés sur cette af­faire mau­dite, long­temps as­so­ciée au nom de Pa­trick Dils, in­no­cen­té il y a quinze ans au pro­fit de l’hy­po­thèse Heaulme. « On l’a mis dans le box, c’est bien conve­nable. Il est sur place, il tra­vaillait àcô­té,doncc’est­for­cé­ment­lui !» s’écrie d’em­blée son avo­cate Me Li­liane Glock, pour qui le tueur en sé­rie fait fi­gure de sus­pect idéal. Lon­gue­ment, elle ex­pose aux ju­rés en quoi elle es­time ce pro­cès « in­équi­table », fai­sant, en creux, le pro­cès de la jus­tice qui a no­tam­ment dé­truit en 1995 tous les scel­lés du dos­sier, « élé­ments qui pour­raient être des preuves ab­so­lues », sou­ligne la pé­na­liste. ment dû à la prise de neu­ro­lep­tiques, le Rou­tard du crime ne cille pas lorsque sont évo­qués les dé­tails ma­cabres de ces corps, re­trou­vés gi­sants, crâne fra­cas­sé, sur le bal­last d’une voie de che­min de fer désaf­fec­tée. Très at­ten­tif, il s’agite pour­tant à me­sure que le ma­gis­trat énu­mère ses condam­na­tions et em­pile un à un les in­dices qui ont jus­ti­fié son ren­voi aux as­sises. Après trois heures d’ex­po­sé, Fran­cis Heaulme, qui a tou­jours nié ces meurtres, n’y tient plus. D’une voix qui n’a plus rien de celle, fai­blarde, en­ten­due le ma­tin, il ré­plique. « Vous ra­con­tez ma vie, là ! s’énerve-t-il face au mi­cro. J’ai com­mis des meurtres, oui, mais Mon­ti­gny, c’est pas moi. C’est pas moi ! » Ver­dict le 18 mai.

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