Le re­tour de Sha­ra­po­va fait des vagues

Sus­pen­due quinze mois après un contrôle po­si­tif au mel­do­nium, la star russe re­prend au­jourd’hui la com­pé­ti­tion à Stutt­gart, avec l’aide des or­ga­ni­sa­teurs du tour­noi.

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL - LIO­NEL CHAMI

re­prend la com­pé­ti­tion au­jourd’hui même au tour­noi de Stutt­gart, face à l’Ita­lienne Ro­ber­ta Vin­ci, 36e. Sus­pen­due quinze mois pour un contrôle po­si­tif au mel­do­nium* en jan­vier 2016 à l’Open d’Aus­tra­lie, l’an­cienne n° 1 mon­diale, 30 ans, re­de­ve­nue non clas­sée, bé­né­fi­cie d’une in­vi­ta­tion (ou wild card) au tour­noi al­le­mand, de même qu’à Ma­drid (7 au 13 mai) et Rome (15 au 21 mai). La Russe pos­tule éga­le­ment pour Ro­land-Gar­ros (28 mai - 11 juin), qu’elle a rem­por­té en 2012 et 2014, ce qui place les res­pon­sables de la Fé­dé­ra­tion (FFT) face à un ar­bi­trage dé­li­cat, en leur qua­li­té spé­ci­fique d’or­ga­ni­sa­teurs d’un tour­noi du Grand Che­lem. D’au­tant que Serena Williams, en­ceinte, fe­ra déjà dé­faut.

« C’est com­pli­qué, es­ti­mait ini­tia­le­ment Ber­nard Giu­di­cel­li, peu après son élec­tion au poste de pré­sident de la FFT, le 18 fé­vrier. Nous pré­fé­rons qu’elle re­vienne com­plè­te­ment ré­ha­bi­li­tée. On ne peut pas dé­ci­der, d’un cô­té, d’aug­men­ter la do­ta­tion des fonds dé­diés à la lutte an­ti­do­page et, de l’autre… [l’in­vi­ter] » Après quoi, Giu­di­cel­li est al­lé en per­sonne à la ren­contre de la cham­pionne et de son en­tou­rage au tour­noi ca­li­for­nien d’In­dian Wells dé­but mars, sans que rien ne filtre de l’en­tre­vue.

La dé­ci­sion (col­lé­giale) de la FFT d’in­vi­ter ou non la Russe de­vrait être ren­due pu­blique le 15 mai. Se­lon « The Te­le­graph », une wild card lui se­ra bien dé­cer­née à Ro­land-Gar­ros, mais pour le ta­bleau des qua­li­fi­ca­tions qui dé­bu­te­ra le 22 mai pro­chain. Une ma­nière ha­bile de tran­cher le dé­bat. Car le cas Sha­ra­po­va di­vise le pe­tit monde du ten­nis. « Quelle que soit la dé­ci­sion, la moi­tié des gens se­ront contre… » pré­dit Yan­nick Noah, très par­ta­gé sur la ques­tion. Nombre de joueuses du cir­cuit sont hos­tiles aux fa­ci­li­tés faites à la Russe. Les meilleures Fran­çaises ne font pas ex­cep­tion. « Elle ob­tient des wild cards parce qu’elle a ga­gné des Grands Che­lems

es­time Kris­ti­na Mla­de­no­vic. D’autres joueurs ar­rê­tés au­pa­ra­vant après un contrôle po­si­tif ont dû re­faire leur che­min à tra­vers de plus pe­tits tour­nois. Est-ce juste ? Non. Je com­prends la po­si­tion de tour­nois tels que Stutt­gart : Sha­ra­po­va fait le buzz, at­tire les mé­dias, fait vendre des places, etc. Mais Ro­land-Gar­ros est un tour­noi du Grand Che­lem et je pense qu’il brille­ra tout aus­si bien sans Ma­ria Sha­ra­po­va. »

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