Pa­ris pu­nit Mo­na­co (5-0) et fonce en fi­nale

FOOT­BALL Coupe de France, de­mi-fi­nale. Dans un choc en toc entre des Pa­ri­siens aguer­ris et de jeunes Mo­né­gasques éga­rés, il n’y a eu ni sus­pense ni spec­tacle. Dom­mage.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PAR YVESLEROY

LA PE­TITE ÉQUIPE de CFA contre l’ogre de Ligue 1. Plu­tôt qu’à la de­mi-fi­nale pro­mise entre les deux meilleures équipes fran­çaises du mo­ment, voi­là à quoi a eu droit le Parc des Princes hier soir. Mo­na­co a ali­gné sa ré­serve, 6e du groupe D de CFA, com­plé­tée par Va­lère Ger­main et An­drea Rag­gi.

Avec une tem­pé­ra­ture plus clé­mente que pour un 32e de fi­nale de jan­vier et sans in­ver­sion du ter­rain, il n’y avait plus de piège et tout s’est pas­sé comme prévu. Le PSG s’est qua­li­fié trop fa­ci­le­ment pour sa troi­sième fi­nale de Coupe de France consé­cu­tive (5-0). Elle au­ra lieu le 27 mai contre An­gers.

CA­VA­NI TOU­JOURS PLUS PROCHE D’IBRA

« On res­pecte l’his­toire de la Coupe de France et on a be­soin de ce titre, pré­cise Unai Eme­ry, le coach pa­ri­sien, ren­voyant en creux au choix de son ho­mo­lo- gue. Nous vou­lons ga­gner notre 11e Coupe de France (NDLR : ce

se­rait un re­cord). Nous avons vou­lu faire un match com­plet et c'est ce que nous avons réa­li­sé. »

An­gel Di Ma­ria est l’homme qui a facilité un suc­cès très ra­pi­de­ment iné­luc­table. L’Ar­gen­tin a été im­pli­qué sur les quatre buts ins­crits pen­dant ses 55 mi­nutes sur la pe­louse. Il a no­tam­ment par­ti­ci­pé au su­perbe une-deux avec Ca­va­ni sur le deuxième. L’une des quelques bonnes rai­sons de se dé­pla­cer au Parc hier : bal­lon pi­qué de Ca­va­ni par-des­sus la dé­fense, re­lais de Di Ma­ria, ta­lon­nade de l’Uru­guayen au ras du po­teau (31e). Pour le n°9, tous les buts comptent dans la course au re­cord d’Ibra­hi­mo­vic (50 buts en matchs of­fi­ciels la sai­son der­nière). Le Ma­ta­dor n’est plus qu’à cinq lon­gueurs.

Comme prévu, Mo­na­co a donc fait tour­ner au­tant que le rè­gle­ment le lui per­met­tait. Peut-être qu’en fin de sai­son, si l’ASM fi­nit bre­douille, le Por­tu­gais re­pen­se­ra à cette soi­rée où il n’a même pas fait sem­blant de ten­ter un coup. Après la dé­route, ce­lui qui s'avoue lui-même « très fa­ti­gué » par les ca­dences in­fer­nales n'avait au­cun re­gret : « Je sa­vais qu'avec cette équipe, ce se­rait dif­fi­cile de se qua­li­fier. On n’a que 12 ou 13 joueurs dis­po­nibles, pas de rem­pla­çants, de joueurs en tri­bunes. Si on n’avait pas pris cette dé­ci­sion, peut-être qu’on n'au­rait pas eu 11 joueurs pour ter­mi­ner les autres com­pé­ti­tions. »

Pen­dant que Pa­ris va ten­ter de ga­gner ses cinq der­nières ren­contres pour es­pé­rer un qua­dru­plé na­tio­nal, Mo­na­co va dis­pu­ter une de­mi-fi­nale de la Ligue des cham­pions contre la Ju­ven­tus Tu­rin et tout faire pour conser­ver sa place de lea­deur du cham­pion­nat. Avec son ar­ma­da de stars, cette fois. De quoi rendre Pa­ris ja­loux ? Pas du tout, pro­met un Unai Eme­ry phi­lo­sophe : « On re­garde les ob­jec­tifs qui nous res­tent, pas ceux qu'on a lais­sés en route. »

Parc des Princes (Pa­ris XVIe), hier soir. Les Pa­ri­siens n’ont pas eu à for­cer leur ta­lent pour se qua­li­fier. D’où une joie tout en me­sure.

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