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Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS -

es es­paces de li­ber­té, c’est sur­tout ça les squats. » Jo­séXa­vier Mo­rin est à l’ori­gine d’In­ters­quat, « une plate-forme d’échange qui ren­force les liens entre les dif­fé­rents col­lec­tifs et as­sure leur vi­si­bi­li­té ». Son Fes­ti­val des ou­ver­tures utiles (FOU), qui a dé­bu­té le 15 avril, s’achè­ve­ra le 13 mai. Jusque-là, les dif­fé­rents « lieux al­ter­na­tifs » de Pa­ris sont en fête et ouvrent leurs portes au pu­blic avec dif­fé­rentes ani­ma­tions : ex­po­si­tions, per­for­mances, pro­jec­tions, concerts, apé­ros… Cha­cun peut trou­ver chaus­sure à son pied.

« Les squats sont sur­tout des consé­quences de la pré­ca­ri­té et de la gen­tri­fi­ca­tion qui s’étend dans la ca­pi­tale. Ce n’est pas un choix de vie, c’est parce que les gens en ont be­soin », in­siste Jo­sé-Xa­vier, éga­le­ment fon­da­teur du col­lec­tif le Sten­dhal (14). « Ce sont des ini­tia­tives lo­cales et hu­maines. Les as­so- cia­tions y trouvent des salles de réunion et les Amap des points de vente. »

C’est ain­si que, après deux ans et de­mi d’exis­tence, la Pe­tite Mai­son (8) est de­ve­nue une ins­ti­tu­tion du quar­tier Cha­ronne (XIe). Ce bâ­ti­ment de 800 m2 ac­cueille plu­sieurs ar­tistes en ré­si­dence et des per­sonnes dans le be­soin, « mais ce squat a d’abord un but so­cial », pré­cise Ké­vin, 35 ans. « Notre ob­jec­tif est que tous ces gens puissent être re­lo­gés quand on quit­te­ra le bâ­ti­ment. » Son as­so­cia­tion RAS ouvre ré­gu­liè­re­ment des lieux vides de tout ha­bi­tant pour les trans­for­mer en hé­ber­ge­ment so­li­daire.

Le Bas­tillon (12), an­cien bu­reau Pôle em­ploi, a ré­cem­ment été in­ves­ti par son équipe. « Le pro­prié­taire

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