La po­li­tique en duo ou en so­lo

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

Au soir du pre­mier tour, Bri­gitte Ma­cron est sur toutes les images, et c’est à elle — aus­si—que­le­can­di­datd’EnMarche ! s’adresse : « A Bri­gitte, tou­jours pré­sente et en­core da­van­tage, sans la­quelle je ne se­rais pas moi. » A 200 km de là, à Hé­nin-Beaumont, Ma­rine Le Pen n’a, elle, pas un mot pour son com­pa­gnon, Louis Aliot. Entre la can­di­date à la présidentielle et ce­lui qu’elle sur­nomme, en pri­vé, son « lou­lou d’amour », c’est une af­faire de dis­cré­tion. En huit ans de re­la­tion, seul un tweet de Ma­rine Le Pen les mon­trant s’em­bras­sant et lé­gen­dé « En di­rect de Per­pi­gnan, dédicace à Clo­ser ! » — en ré­ponse à des ru­meurs de sé­pa­ra­tion lan­cées par l’heb­do­ma­daire people — a fait of­fice de preuve en image. Quant à ses en­fants, la can­di­date re­fuse ca­té­go­ri­que­ment de les ex­po­ser. L’in­verse des Ma­cron, dont on ne compte plus les unes de ma­ga­zines et les ar­ticles en couple ou en fa­mille. Cette se­maine en­core, ils sont en cou­ver­ture de « Pa­ris Match »

« Dé­voi­ler sa vie pri­vée a tou­jours été bé­né­fique aux hommes ou aux femmes po­li­tiques. Ça per­met d’adou­cir une image. Ma­rine Le Pen a bien tort de s’en pri­ver », es­time Pas­cal Ros­taing, le cé­lèbre pa­pa­raz­zi. Le couple Ma­cron l’a si bien com­pris qu’il a confié l’ex­clu­si­vi­té de l’image du can­di­dat à l’agence Bes­ti­mage, de Mi­chèle Mar­chand, alias Mi­mi, la reine des people. C’est elle qui a con- vain­cu Bri­gitte de po­ser en maillot ha­waïen au cô­té de son ma­ri sur la plage de Biar­ritz à l’été 2016. « Evi­dem­ment que cette une de Match est mise en scène, s’em­porte Ros­taing, sans doute re­tou­chée mais l’image est bonne. Con­trai­re­ment à beau­coup d’autres couples po­li­tiques, ils ne font pas sem­blant, et ça se voit ! »

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