Aris­tide Bar­raud dit stop

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

der­nier, à l’oc­ca­sion de la dif­fu­sion sur la chaîne l’Equipe du bou­le­ver­sant do­cu­men­taire « Alice et Aris­tide » re­tra­çant sa ré­édu­ca­tion pour se re­mettre de ses bles­sures après l’at­ten­tat de­vant le Pe­tit Cam­bodge, Aris­tide Bar­raud nous confiait son es­poir. « Je dois rat­tra­per le train du haut ni­veau que j’ai vu s’échap­per, di­sait-il au Pour moi, comme pour Alice le plus beau reste à ve­nir. »

Hier, le rug­by­man, qui évo­luait à Mo­glia­no (Italie), a fi­na­le­ment an­non­cé qu’il re­non­çait à jouer au rugby. A 28 ans, le demi d’ou­ver­ture, pas­sé par le Stade Fran­çais, a pu­blié une émou­vante lettre sur le site of­fi­ciel de son équipe. Pour ex­pli­quer sa dé­ci­sion, Bar­raud confie qu’il a « ren­con­tré tous les jours des dou­leurs » qu’il n’au­rait « ja­mais ima­gi­nées ». Il ra­conte comment son corps meur­tri par ses bles­su­res­ne­pou­vait­plu­sac­cep­ter les exi­gences du rugby pro­fes­sion­nel et qu’il ne vou­lait pas prendre le risque de « mou­rir sur le ter­rain, de­vant mes amis et ceux qui m’aiment ». Il ajoute : « Je me suis bat­tu de toutes mes forces et je suis vi­vant, cas­sé, dé­truit, mais en­core de­bout fer­me­ment sur mes jambes. Le rugby asau­vé­ma­vie,l’idée­de­re­joue­ra sau­vé ma vie. Il m’a éga­le­ment te­nu à l’écart du cau­che­mar de la fo­lie. Mais je dois écou­ter ce que mon corps me dit de­puis un cer­tain temps. Je suis ar­ri­vé à la li­mite et je ne veux pas al­ler au­de­là. » Mal­gré tout, Aris­tide Bar­raud es­père, à l’ave­nir, res­ter dans le mi­lieu du rugby « parce que ce sport est ma vie ». Et il n’ou­blie­ra ja­mais ce que l’Italie lui a don­né au cours des quatre an­nées qu’il y a pas­sé : « J’ai construit des ami­tiés qui du­re­ront pour la vie. Et une par­tie de moi res­te­ra à ja­mais ita­lienne. »

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