N’est plus à la rue

La pre­mière ci­té du street art d’Eu­rope ouvre au­jourd’hui près de Mou­lins (Al­lier). Le sym­bole d’un en­goue­ment crois­sant du pu­blic.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

masque sur le nez, mon­té sur la plate-forme d’un élé­va­teur, Oji, 28 ans, tra­vaille à la bombe sur le vi­sage im­mense d’un homme aux yeux tristes. Lui qui a dé­jà beau­coup oeu­vré dans les rues de New York ou Pa­ris, où il aime lais­ser der­rière lui des fla­mants roses, avait une en­vie de folle de ve­nir ici. « Nous n’avons au­cun frein sur le ma­té­riel et on met à notre dis­po­si­tion des sur­faces in­croyables. Et puis ce­la mo­tive d’être aux cô­tés d’autres ar­tistes très ta­len­tueux. En plus, même si ce­la peut pa­raître pa­ra­doxal pour un ar­tiste ur­bain, ce­la fait un bien fou d’être à la cam­pagne. »

Ou­vert au­jourd’hui au grand pu­blic, le site n’en est qu’à ses dé­buts. Sur les 22 000 m2 de murs dis­po­nibles, seuls 4 700 ont été uti­li­sés pour le mo­ment. Dans l’an­née, 80 autres ar­tistes de­vraient être ac­cueillis et le site se­ra en per­pé­tuelle trans­for­ma- tion, dans la pure tra­di­tion du street art. Seule vé­ri­table en­torse aux règles du genre : l’en­trée se­ra payante. Car l’art ur­bain, suc­cès oblige, a au­jourd’hui un prix. Street Art Ci­ty,

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