Le tome 2 de « Pu­tain de chat » ar­rive en li­brai­rie. Aus­si drôle et trash que le pre­mier, suc­cès sur­prise l’an­née der­nière.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS - CH­RIS­TOPHE LEVENT

comme une teigne, vo­lon­tiers ma­chia­vé­lique, car­ré­ment vul­gaire, Mous­tique est de re­tour. Com­me­son nom ne l’in­dique pas, la peu com­mode créa­ture est un fé­lin, hé­ros prin­ci­pal de la BD « Pu­tain de chat », dont le deuxième tome, aus­si drôle que le pre­mier, vient de sor­tir. Son au­teur, le belge Sté­phane La­puss’, s’est glis­sé dans le cer­veau de ce re­dou­table pré­da­teur et nous ré­vèle ses pen­sées, aus­si noires que son pe­lage.

Sorte d’an­ti- « lol­cat », ces mi­gnonnes boules de poils qui font un car­ton en vi­déo sur In­ter­net, ce chat-là passe son temps à per­sé­cu­ter son maître. Avec une ob­ses­sion : réus­sir à prendre le contrôle sur la race hu­maine. Son naïf pro­prié­taire, lui, ne sait pas qu’il abrite un monstre… « C’est quoi, ces cro­quettes par­tout ? Je vais en­core mettre des heures à tout ra­mas­ser ! » se plaint-il. « C’est pour vous ap­prendre à ram­per, hu­mains, comme des pe­tites larves in­fectes que vous êtes ! » lâche la bête. Pour créer ce pe­tit monstre, La­puss’ ne cache pas s’être ins­pi­ré de sa vie per­son­nelle. « Mous­tique, c’est mon chat. Nous l’avons trou­vé quand nous avons ache­té notre mai­son, et il ne nous a plus quit­tés… Je crois que je dé­cris ce que tout le monde pense un peu des chats : ils sont sym­pas seule­ment quand ils y trouvent leur in­té­rêt. Mais est-ce qu’ils nous aiment vrai­ment ? Je crois qu’on aime dé­tes­ter les chats et qu’on dé­teste les ai­mer… » sou­pire-t-il.

L’hu­mour trash et cy­nique de « Pu­tain de chat » a, en tout cas, conquis le pu­blic. Edi­té par une toute pe­tite mai­son, le pre­mier al­bum, au prix et au for­mat mi­ni, a dé­col­lé sous l’ef­fet conjoint d’In­ter­net, des li­braires, des cri­tiques et du bouche-ào­reille. Les 10 000 pre­miers exem­plaires se sont ar­ra­chés comme des pe­tits pains et la BD s’est re­trou­vée clas­sée deux se­maines dans le top 15 des meilleures ventes GfK en sep­tembre 2016.

Au­jourd’hui, les ventes du tome 1 ont at­teint les 30 000 et un troi­sième re­ti­rage va être dis­tri­bué. Mous­tique a aus­si droit à sa p a g e Fa c e b o o k : p r è s d e 38 000 fans s’y ré­galent. « Il y a dé­jà eu des chats à suc­cès dans la BD, comme Gard­field. Mais ja­mais avec cet hu­mour noir et cy­nique. Je crois que chaque pro­prié­taire de chat peut y re­trou­ver un peu de sa vie. En­fin, le pe­tit for­mat et le prix abor­dable ont aus­si contri­bué au suc­cès », es­time Au­ré­lien Bouysse, l’édi­teur de l’al­bum. Du coup, un troi­sième tome est dé­jà en pré­pa­ra­tion. Mé­fiez-vous, Mous­tique n’a pas fi­ni de grif­fer… « Pu­tain de chat »,

l’hé­roïne, c’est Adèle. « Mor­telle Adèle » pour les in­times, une char­mante en­fant pes­touille dont une des ac­ti­vi­tés fa­vo­rites est de mar­ty­ri­ser son chat Ajax. Et voi­là l’ani­mal à quatre pattes à son tour adu­lé des en­fants. Du coup, Mr Tan et Diane le Feyer, les au­teurs de « Mor­telle Adèle », ont fait le pa­ri de lui consa­crer un al­bum. Et de­puis, Adèle, mal­gré ses 600 000 al­bums ven­dus en quatre ans, ne fait plus la fière. Sor­ti le 22 mars, « Ajax chat va bien » a vu dès la pre­mière se­maine ses 10 000 exem­plaires se vendre comme des pe­tits pains. Tous les in­gré­dients qui ont fait le suc­cès d’Adèle sont réunis : une BD co­lo­rée et très drôle où, dès 6 ans, l’en­fant peut suivre les aven­tures d’Ajax, tou­jours per­sua­dé que sa maî­tresse l’adore mal­gré les tor­tures qu’elle lui fait su­bir. Il y a aus­si Fuzz le ham­ster-grizz­li et bien sûr Adèle et ses ex­pé­riences far­fe­lues.

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