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On sait peu que faire un bar­be­cue au char­bon de bois nuit aux fo­rêts. Mais ne vous culpa­bi­li­sez pas si vous faites des grillades au­jourd’hui ! On peut être ver­tueux. Nos conseils.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - FRÉDÉRICMOUCHON

des mer­guez qui vous font de l’oeil chez le bou­cher et la table du jar­din qui se lan­guit de vous. Ne bou­dez pas votre plai­sir : res­sor­tez le bar­be­cue. Mais avant d’uti­li­ser du char­bon de bois, l’as­so­cia­tion The Fo­rest Trust (TFT)* ai­me­rait que vous ayez une pen­sée pour «le pe­tit mor­ceau de fo­rêt » qui a ser­vi de com­bus­tible à votre bra­sé­ro. Car, outre les plan­ta­tions d’huile de palme, le char­bon de bois joue lui aus­si un rôle ma­jeur dans la dé­fo­res­ta­tion. « Pour pro­duire un sac de 1 kg, il faut entre 4 et 12 kg de bois, is­su en grande par­tie des pays tro­pi­caux », sou­ligne l’ONG.

Mais pas ques­tion de faire culpa­bi­li­ser les ama­teurs de bonnes grillades. TFT pro­pose de les ai­der à choi­sir leurs pro­duits à bon es­cient et tra­vaille de­puis trois ans au­près des en­seignes de la grande dis­tri­bu­tion pour faire évo­luer leurs cri­tères d’achat. Au­jourd’hui, « 47% des sacs de char­bon de bois ven­dus en grande sur­face ont une ori­gine non dé­cla­rée, constate l’as­so­cia­tion. La plu­part sont donc po­ten­tiel­le­ment is­sus de la dé­fo­res­ta­tion ». Mais comment sa­voir quel sac choi­sir ? « Re­gar­dez si le pays de pro­duc­tion est in­di­qué et si l’es­sence de bois uti­li­sée est pré­ci­sée », conseille Pierre-Olivier Wa­trin, res­pon­sable du dos­sier au sein de TFT. «L’im­por­ta­tion a tué le char­bon de bois fran­çais, mais il reste une quin­zaine d’usines de pro­duc­tion dans l’Hexa­gone, et la moi­tié des sacs ven­dus en grande sur­face sont made in France », ex­plique la pré­si­dente du Syn­di­cat national du char­bon de bois, Na­dège Si­mon. Alors, bien sûr, le sac de 4 kg vaut en moyenne 5 à 6€, contre 4 à 5€ pour un pro­duit im­por­té. «Mais vous avez l’as­su­rance qu’il n’y a pas eu de dé­fo­res­ta­tion car nos pro­duits sont à 90 % is­sus des dé­chets de scie­rie et nos usines re­cyclent les fu­mées is­sues de la car­bo­ni­sa­tion. » Autre avan­tage : « Le car­bone étant plus pur, il y a moins de ma­tières vo­la­tiles lorsque vous le brû­lez, ce qui est moins no­cif pour la san­té », dé­taille Na­dège Si­mon.

Quitte à être éco­lo, le site In­ter­net Con­soG­lobe conseille d’évi­ter les al­lume-feu chi­miques, li­quides comme so­lides, sou­vent conçus à base de pé­trole. «Ils dé­gagent des gaz hy­dro­car­bures de com­bus­tion toxiques qui se mé­langent aux ali­ments et sont source de nom­breux ac­ci­dents do­mes­tiques », sou­ligne le ma­ga­zine en ligne, qui prône plu­tôt l’al­lu­mage à l’an­cienne avec du pe­tit bois ou des pommes de pin bien sèches.

On trouve aus­si dans le com­merce des al­lume-feu éco­lo­giques, un peu plus chers que les conven­tion­nels, fa­bri­qués à par­tir de ma­té­riaux re­cy­clables ou d’ori­gine re­nou­ve­lable comme les pro­duits en laine de bois. Ces bâ­ton­nets ef­fi­lo­chés sont 100 % na­tu­rels. «La com­bus­tion est lente mais elle se fait sans odeur ni ré­si­du, sou­ligne Con­soG­lobe. Et il n’y a pas de risque de re­tour de flamme. » Un ali­ment conta­mi­né est sus­pec­té d’avoir pro­vo­qué l’in­toxi­ca­tion ali­men­taire de 300 éco­liers ayant man­gé à la can­tine à Rouen (Sei­neMa­ri­time) jeu­di. Hier, les au­to­ri­tés ont sem­blé écar­ter une pos­sible er­reur hu­maine, mais d’autres ana­lyses sont pré­vues.

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