Elle paye deux hommes 4 000 € pour écra­ser son ex-ma­ri

La vic­time avait ré­chap­pé à ce fu­neste pro­jet en mars à Mort­cerf (Seine-et-Marne).

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - SÉBASTIEN ROSELÉ À MEAUX (SEINE-ET-MARNE)

d’avoir vou­lu tuer un homme, payés par l’exé­pouse de ce­lui-ci. Deux Rou­mains de 19 et 28 ans ain­si que la com­man­di­taire pré­su­mée, âgée de 38 ans, ont été mis en exa­men hier au tri­bu­nal de Meaux (Seine-et-Marne) pour ten­ta­tive d’ho­mi­cide vo­lon­taire. Le trio a re­con­nu les faits. Le par­quet a re­quis leur pla­ce­ment en dé­ten­tion pro­vi­soire.

Ce 15 mars à Mort­cerf, il fait dé­jà nuit alors que M.S., 40 ans, rentre chez lui. Il re­lève le cour­rier quand une BMW Série 3 sur­git et le per­cute. L’homme ar­rive tant bien que mal à se dé­ga­ger, bles­sé aux jambes et au bas­sin. Un in­con­nu sort de la ber­line, un pied-de-biche à la main. Il porte au bles­sé un coup à une épaule, un autre à une jambe. La voi­ture étant en­cas­trée dans un mu­ret, les deux agres­seurs n’ont pas d’autre choix que de s’en­fuir à pied. La vic­time ap­pelle les se­cours et est hos­pi­ta­li­sée. Ses jours ne sont pas en dan­ger. La bri­gade de re­cherches de Cou­lom­miers com­mence son en­quête.

Dans la BMW, mu­nie de fausses plaques mi­né­ra­lo­giques, les gen­darmes trouvent des in­di­ces condui­sant jus­qu’au plus jeune des deux Rou­mains. L’ana­lyse de son té­lé­phone per­met d’iden­ti­fier le com­plice. « Ils n’ar­ri­vaient pas à faire le lien entre ces deux hommes et M.S. », pré­cise une source proche du dos­sier. Là en­core, les té­lé­phones vont par­ler en dé­si­gnant l’ex-épouse comme pos­sible com­man­di­taire.

Les sus­pects ont été ar­rê­tés jeu­di, l’un à Meaux, l’autre à Cor­beil-Es­sonnes (Essonne). La­femme a été in­ter­pel­lée au même mo­ment en Seine-et-Marne. Elle au­rait ver­sé 4 000 € aux deux agres­seurs pour qu’ils « s’oc­cupent » de son ex-ma­ri. On ignore son mo­bile. La com­man­di­taire pré­su­mée, édu­ca­trice, au­rait ren­con­tré ses hommes de main dans le cadre de son tra­vail.

So­phie*, qui vit à une pe­tite cen­taine de mètres du lieu de la ten­ta­tive de meurtre, se sou­vient d’avoir vu une voi­ture sta­tion­née de­vant chez elle qua­rante-huit heures du­rant. « Un vé­hi­cule cou­leur bor­deaux, de type vieille BMW. Ils ont dû sur­veiller l’homme pen­dant deux jours. » Se­lon cette voi­sine, quelques se­maines avant de se faire fon­cer des­sus, l’ex­ma­ri avait été ligoté chez lui. « C’était pas­sé pour un cam­brio­lage », pré­cise la jeune femme. Les gen­darmes confirment les faits, mais on ne sait pas pour l’ins­tant si les deux af­faires sont liées.

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