A Yerres, des ma­ni­fes­tants de­mandent la dé­mis­sion de Du­pont-Ai­gnan

Nombre d’ha­bi­tants sont cho­qués par le ral­lie­ment de leur maire à Ma­rine Le Pen.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - NICOLASGOINARD À YERRES (ESSONNE)

Au mi­lieu des ma­ni­fes­tants, il lance un éner­gique : « Yerres n’est pas Vitrolles. » Cet ha­bi­tant de la ville de l’Essonne dont le maire, Ni­co­las Du­pont-Ai­gnan (DLF), a an­non­cé son sou­tien à Ma­rine Le Pen, fait ré­fé­rence à la com- mune des Bouches-du-Rhône conquise par le FN en 1997. « Ce n’est pas une ville fron­tiste », pour­suit-il.

Hier, ils étaient en­vi­ron 300 à mar­te­ler ce message de­vant l’hô­tel de ville de Yerres, après un ap­pel au ras­sem­ble­ment par des ci­toyens se di­sant apo­li­tiques. Ju­lien Sol, à l’ori­gine du message dif­fu­sé sur Fa­ce­book, ex­plique : « L’idée m’est ve­nue de­vant le JT, pour ex­pri­mer notre désac­cord. » Ch­ris­tine est elle aussi pro­fon­dé­ment dé­çue : « J’ai vo­té pour lui à chaque mu­ni­ci­pale. Je ne pour­rai plus. Ma mère n’en a pas dor­mi de la nuit. Dans la cam­pagne, il a beau­coup par­lé de Yerres, il a pris la ville en exemple. Nous vou­lons mon­trer que sa dé­ci­sion n’est pas re­pré­sen­ta­tive de l’opi­nion de ses ad­mi­nis­trés. Ma­rine Le Pen a fait 10 % au pre­mier tour. La dé­cep­tion est pro­por­tion­nelle à l’af­fec­tion que les ha­bi­tants de Yerres lui portent. » Clau­dia, mère de fa­mille, confie : « J’ai vo­té pour lui au pre­mier tour. J’ai été sen­sible à son dis­cours sur le pa­trio­tisme qui ne som­brait pas dans la haine. »

« Les der­nières grosses ma­ni­fes­ta­tions à Yerres ont eu lieu en 1995 quand il a été élu et qu’il aaug­men­té­le­sim­pôts­lo­cauxde 30 %. On l’a ac­cueilli en ma­ni- fes­tant, on lui dit au re­voir en ma­ni­fes­tant », af­firme Na­tha­lie.

Dans l’Essonne, des élus, à droite comme à gauche, ont dé­non­cé ce ral­lie­ment. Olivier Clo­dong, pre­mier adjoint au maire à Yer­re­set­di­rec­teur­de­cam­pagne de NDA, nous a an­non­cé par SMS qu’il cla­quait la porte. Quant à Serge Poin­sot, maire (DVD) de Vi­gneux-sur-Seine qui avait ac­cor­dé sa si­gna­ture à NDA, il lâche : « Je re­grette de lui avoir don­né mon par­rai­nage. »

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