Kos­cius­ko-Mo­ri­zet… et­la­re­mon­ta­daé­choua

Lar­ge­ment de­van­cée au 1er tour, Nathalie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet a ef­fec­tué une belle re­mon­tée au se­cond sans par­ve­nir à se faire élire.

Le Parisien (Paris) - - LES RÉPUBLICAINS -

14 des 54 bu­reaux, l’af­faire a failli tour­ner au re­bon­dis­se­ment fa­çon 24 Heures du Mans et don­ner l’illu­sion que le ré­sul­tat était loin d’être joué : 51 % pour Le Gendre, 48 % pour NKM. Mais vingt mi­nutes et 45 bu­reaux dé­pouillés plus tard, tan­dis que les membres de l’équipe de cam­pagne ar­ri­vaient au compte-gouttes, la sup­pléante Do­mi­nique Stop­paLyon­net com­prise, pous­sant sans convic­tion une porte en fond de salle en di­rec­tion du pre­mier étage, l’es­poir re­cu­lait fran­che­ment. chés par sa propre fa­mille po­li­tique pour lui mettre des bâ­tons dans les roues, le pire au­rait été sy­no­nyme d’hu­mi­lia­tion. Or ce n’est pas le cas. Nombre de voix dis­per­sées le 11 juin se sont vi­si­ble­ment re­por­tées sur elle, mais sans par­ve­nir à ren­ver­ser la donne.

Pas­sé 22 heures, Nathalie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet re­con­nais­sait sa dé­faite sur Fa­ce­book et a écrit d’un jet le com­mu­ni­qué va­gue­ment pro­mis par ses troupes. Il y était ques­tion d'« un net sur­saut des élec­teurs en sa fa­veur », de « fé­li­ci­ta­tions » au vain­queur et d’une pro­fes­sion de foi re­nou­ve­lée, cause de bien de ses sou­cis : « J’ai sou­hai­té por­ter dans cette cam­pagne la voix d’une droite mo­derne, ou­verte et pro­gres­siste […]. Cette cam­pagne a été émaillée de mo­ments for­mi­dables et d’épreuves. Je garde le po­si­tif car il n’y a rien de plus noble que dé­fendre ses idées avec li­ber­té. »

Ni Eni­vrage, ni Zom­bie, donc. Mais une forme de pa­nache et une « voix » loin d’être com­plè­te­ment éteinte, comme le re­dou­tait l’in­té­res­sée, et qui de­vrait conti­nuer à sa­voir se faire en­tendre.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.