Et main­te­nant, le re­ma­nie­ment !

Le pré­sident et son Pre­mier mi­nistre pro­cé­de­ront à des ajus­te­ments pour com­plé­ter le gou­ver­ne­ment.

Le Parisien (Paris) - - LA FRANCE INSOUMISE ET LE PCF -

à la règle, le Pre­mier mi­nistre Edouard Phi­lippe de­vrait re­mettre au­jourd’hui, ou au plus tard de­main, la dé­mis­sion de son gou­ver­ne­ment à Em­ma­nuel Ma­cron. Une fois cette dé­mis­sion ac­cep­tée, le pré­sident de la Ré­pu­blique au­ra qua­rante-huit heures pour for­mer sa nou­velle équipe.

Sans sur­prise, l’ac­tuel lo­ca­taire de Ma­ti­gnon se­ra re­con­duit dans ses fonc­tions, comme une grande par­tie des mi­nistres au­jourd’hui en poste. « On s’ache­mine vers un ré­ajus­te­ment à la marge, et plu­tôt tech­nique », confie Christophe Cas­ta­ner, le porte-pa­role du gou­ver­ne­ment. L’idée étant de nom­mer de nou­veaux se­cré­taires d’Etat, en ap­pui de mi­nistres dont les por­te­feuilles s’avèrent trop vastes. Comme c’est le cas à Ber­cy pour Bru­no Le Maire (Eco­no­mie) et Gé­rald Dar­ma­nin (Ac­tion et Comptes pu­blics). Même si­tua­tion pour Edouard Fer­rand, mi­nistre de la Co­hé­sion des ter­ri­toires, en charge du Lo­ge­ment, de la Po­li­tique de la ville, des Col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et de l’Amé­na­ge­ment du ter­ri­toire. Quant au Tou­risme, à la For­ma­tion pro­fes­sion­nelle ou en­core au Com­merce ex­té­rieur — ab­sents du pre­mier gou­ver­ne­ment —, ils de­vraient faire leur re­tour à l’is­sue de ce re­ma­nie­ment. Se­coués par les af­faires, Fran­çois B ay r o u e t R i c h a rd Fe r r a n d de­vraient tout de même se main­te­nir. « Fer­rand a été ré­élu dé­pu­té à 55 % dans sa circonscription. Et Bay­rou porte une loi tel­le­ment im­por­tante et sym­bo­lique ( qu’un dé­part se­rait in­ter­pré­té comme un échec pour le pré­sident », lâche-t-on au gou­ver­ne­ment. Même si d’autres ad­mettent que « le garde des Sceaux a per­du tout poids po­li­tique » après la ma­jo­ri­té ab­so­lue ob­te­nue par LREM aux lé­gis­la­tives.

Em­ma­nuel Ma­cron pour­rait être ten­té d’en­fon­cer le clou. « Il a en­vie de me­ner sa re­com­po­si­tion du pay­sage po­li­tique jus­qu’au bout », es­time un élu LR Ma­cron­com­pa­tible. Les noms des dé­pu­tés Thierry So­lère, Arnaud Ro­bi­net, Franck Ries­ter re­viennent sou­vent, comme ce­lui du pré­sident du conseil dé­par­te­men­tal de l’Eure, Sé­bas­tien Le­cor­nu. Ces der­niers jours, cer­tains d’entre eux ont d’ailleurs eu l’oc­ca­sion de ren­con­trer le chef de l’Etat à l’Ely­sée. « Si on me le pro­pose, j’irai ! » confie l’un d’eux, se voyant dé­jà en haut de l’af­fiche. Mais of­fi­ciel­le­ment, Em­ma­nuel Ma­cron as­sure qu’il ne tien­dra pas compte des sen­si­bi­li­tés des uns et des autres. « Le seul cri­tère pour en­trer, c’est la com­pé­tence », jure-t-on dans son en­tou­rage.

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