Va­cances ra­tées : qui paye les dé­gâts ?

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE -

peut en ca­cher une autre. Dé­jà érein­tés par des heures d’at­tente en gare, les nau­fra­gés du rail ne sont pas au bout de leurs peines. Si la SNCF rem­bourse une par­tie du billet

les voya­geurs de­vront jouer des coudes pour ob­te­nir une ré­pa­ra­tion fi­nan­cière com­plète.

« La SNCF n’a pas de po­li­tique dé­fi­nie pour les pré­ju­dices qui dé­coulent de l’an­nu­la­tion des trains, ex­plique Fran­çois Car­lier, dé­lé­gué gé­né­ral de l’as­so­cia­tion de consom­ma­teurs CLCV. A cause de ce re­tard, des voya­geurs vont lou­per leurs vols, le dé­part de leur croi­sière, de­voir an­nu­ler des ex­cur­sions. Leur pré­ju­dice fi­nan­cier peut être im­por­tant. » Cette as­so­cia­tion de consom­ma­teurs de­mande donc à la SNCF de prendre ces frais en charge. trats. « Les cartes ban­caires haut de gamme contiennent sou­vent des as­su­rances an­nu­la­tion de voyage qui peuvent rendre ser­vice », rap­pelle Fran­çois Car­lier.

Cer­taines prennent en charge l’an­nu­la­tion d’un vol à la suite d’un re­tard de train mais la prise en charge de ces désa­gré­ments va­rie beau­coup d’un contrat à l’autre et n’est ac­ti­vable, en gé­né­ral, que si les billets ont été ache­tés avec la carte ban­caire en ques­tion. four­nir les jus­ti­fi­ca­tifs de ces frais di­rec­te­ment liés à la dé­faillance de la SNCF. Pour les clients qui n’ont pas d’ac­cès à In­ter­net, il est pos­sible de se rendre à un gui­chet grandes lignes, mais le rem­bour­se­ment pour­ra prendre jus­qu’à deux mois.

Nous avons bon es­poir d’iden­ti­fier et de ré­pa­rer la panne dans la nuit de lun­di à mar­di. Dès lun­di

la si­tua­tion s’est amé­lio­rée parce que nous avons eu moins de voya­geurs par­tant de la gare Mont­par­nasse. Ils étaient 35 000 au lieu de 65 000 di­manche. Les In­ter­ci­tés et des TER ont cir­cu­lé hier sans pro­blème. Notre ob­jec­tif pour lun­di était de faire par­tir 3 TGV sur 4, soit une cen­taine de rames, et d’ache­mi­ner 100 % des voya­geurs qui n’étaient pas en me­sure de re­por­ter leur voyage. Mais nous avons dû an­nu­ler sept TGV de fin de jour­née afin de fer­mer la gare à 22 heures et pour­suivre Dans une gare fré­quen­tée par 270 000 pas­sa­gers par jour lors des grands dé­parts, 95 % des clients ont pu voya­ger di­manche. Il y a eu des re­tards pou­vant al­ler jus­qu’à quatre heures, mais seuls 5 % des voya­geurs ont été blo­qués. La ga­ran­tie 30 mi­nutes pré­voit un rem­bour­se­ment de 25 % du billet à par­tir de trente mi­nutes de re­tard et jus­qu’à 75 % du prix au-de­là de trois heures. Là, à titre ex­cep­tion­nel, nous rem­bour­se­rons non pas 75 % mais 100 % à par­tir de quatre heures de re­tard et plus. Nous avons pris aus­si en charge des pla­teaux-re­pas, des taxis, des hô­tels. Nous fe­rons un ef­fort com­mer­cial à la hau­teur du désa­gré­ment cau­sé à nos clients.

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