Les stands de tir de la po­lice sous sur­veillance

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

de l’en­traî­ne­ment in­ten­sif au tir in­quiètent aus­si les po­li­ciers. En mars der­nier, à la de­mande de trois syn­di­cats, Al­liance, Sy­ner­gie et Sna­pat­si (per­son­nels ad­mi­nis­tra­tifs et tech­niques), le mi­nis­tère de l’In­té­rieur a lan­cé un groupe de tra­vail sur le su­jet, afin d’en es­ti­mer l’im­pact sur la san­té des fonc­tion­naires. Au pro­gramme no­tam­ment, se­lon les syn­di­cats, un « in­ven­taire des stands de tir exis­tants et des tra­vaux à en­ga­ger»afind’«amé­lio­rer­la­pré­ven­tion des risques pro­fes­sion­nels ».

« Nous at­ten­dons avec im­pa­tience les conclu­sions pour en ti­rer des en­sei­gne­ments sur les condi­tions de tra­vail des col­lègues, en es­pé­rant que les pro­blèmes de bud­get ne re­mettent pas en ques­tion les tra­vaux à réa­li­ser », in­siste Loïc Tra­vers, se­cré- taire na­tio­nal ad­joint d’Al­liance pour l’Ile-de-France.

Dans le cadre de leur en­traî­ne­ment de base, les po­li­ciers fran­çais tirent chaque an­née plus de 10 mil­lions de car­touches, à rai­son de trois séances d’une heure par an. Alors que la me­nace ter­ro­riste ne fai­blit pas, les membres des forces de l’ordre sont confron­tés à de sé­rieuses dif­fi­cul­tés pour se pré­pa­rer à des in­ter­ven­tions lourdes. Comme nous l’avons ré­vé­lé, en avril der­nier, une tren­taine de stands de tir en Ilede-France ont dû être fer­més pen­dant près d’un mois à la suite de l’ar­rêt du net­toyage de ces lo­caux par des so­cié­tés pres­ta­taires, une plom­bé­mie (me­sure nis­tra­tion as­sure avoir mis en place des « con­trôles mé­di­caux ren­for­cés » pour ces mo­ni­teurs spé­cia­li­sés. En cas de doute, les chefs d’éta­blis­se­ment ont toute la­ti­tude pour faire fer­mer le centre,in­dique-t-onau­mi­nis­tère de l’In­té­rieur. « Ce fut le cas pour les quatre stands de l’école de po­lice d’Ois­sel, près de Rouen

qui ont rou­vert en juillet 2016 après des tra­vaux de re­mise en confor­mi­té. »

Pour di­mi­nuer le risque, les uni­tés d’in­ter­ven­tion s’en re­mettent à leurs propres pro­to­coles. Au Raid, par exemple, les exer­cices à base d’ex­plo­sif dans des lieux confi­nés sont réa­li­sés à la fin de l’en­traî­ne­ment, afin d’évi­ter aux in­ter­ve­nants d’être ex­po­sés trop long­temps aux ré­si­dus de poudre.

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