La­pan­ne­ré­pa­rée, laSNCFest­som­méedes’ex­pli­quer

Des tra­vaux mal réa­li­sés sur la nou­velle ligne à grande vi­tesse Pa­ris-Bor­deaux ont en­traî­né les per­tur­ba­tions des der­niers jours gare Mont­par­nasse.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - PAR BO­RIS CASSEL ET MAT­THIEU PELLOLI

« LE TRAIN À DES­TI­NA­TION de Rennes par­ti­ra voie 3 ». La pe­tite phrase ré­sonne de nou­veau de­puis ce ma­tin dans le hall prin­ci­pal de la gare Mont­par­nasse (Pa­ris XVe). Après trois jours d’une in­des­crip­tible pa­gaille, le tra­fic fer­ro­viaire de­vait en ef­fet re­ve­nir au­jourd’hui à la nor­male.

La SNCF a mis le temps, deux jours, mais elle a fi­na­le­ment trou­vé l’ori­gine de la panne qui a oc­ca­sion­né des per­tur­ba­tions pour plu­sieurs di­zaines de mil­liers de va­can­ciers : un dé­faut d’iso­le­ment dans le poste de com­mande élec­trique de la si­gna­li­sa­tion de Vanves (92). Un pro­blème qui, se­lon Guillaume Pe­py, le pa­tron de la SNCF, dans une in­ter­view ac­cor­dée hier au quo­ti­dien « Ouest-France », dé­coule de « l’ex­ten­sion de cet équi­pe­ment dans le cadre de la mise en ser­vice des nou­velles lignes à grande vi­tesse vers Rennes et Bor­deaux ». « C’est un dé­faut dans ces tra­vaux qui est à l’ori­gine de la panne », a ex­pli­qué Guillaume Pe­py. Des tra­vaux réa­li­sés, se­lon la SNCF, par un de ses sous-trai­tants.

L’hy­po­thèse d’un sa­bo­tage ou d’un acte de mal­veillance le week-end du grand chas­sé­croi­sé entre juille­tistes et aoû­tiens a, elle, « été dé­fi­ni­ti­ve­ment écartée ». L’en­tre­prise pu­blique a di­li­gen­té une en­quête sur l’in­ci­dent dont les conclu­sions se­ront re­mises ven­dre­di au gou­ver­ne­ment (voir in­ter­view ci

des­sous) et ren­dues pu­bliques.

UNE COM­MU­NI­CA­TION CATASTROPHIQUE

Il reste à sa­voir com­bien cette panne a coû­té à la com­pa­gnie. Plu­sieurs mil­liers d’usa­gers ont eu des dif­fi­cul­tés à cir­cu­ler lors d’un week-end clé de l’an­née. « L’in­dem­ni­sa­tion des voya­geurs, le rem­bour­se­ment de leurs di­vers frais comme la prise en charge de leur taxi, consti­tue­ront l’es­sen­tiel du coût pour la SNCF », sou­ligne un porte-pa­role de l’en­tre­prise. Un coût « pas en­core chif­frable », tou­jours se­lon ce porte-pa­role.

La SNCF de­vra aus­si faire face à un dé­fi­cit d’image. Un pro­blème de fil élec­trique qui bloque l’ac­cès à une ligne à grande vi­tesse inau­gu­rée il y a moins d’un mois… Voi­là qui fait désordre. Sans par­ler des voya­geurs dé­bous­so­lés par des ordres et con- tre-ordres per­ma­nents sur la pos­si­bi­li­té de mon­ter dans tel ou tel train ! « La ges­tion de l’in­for­ma­tion­voya­geur­saé­té­ca­tas­tro­phique, ad­met­tait hier un por­te­pa­role de l’en­tre­prise. C’était dif­fi­cile de s’y re­trou­ver pour nos clients, mais notre prio­ri­té a été de faire par­tir les trains. »

Pa­ris (XVe), hier. Le tra­fic fer­ro­viaire a re­pris mais la panne qui a se­mé la pa­gaille tout le week-end coû­te­ra cher à la SNCF.

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