Plus de ma­laises que d’ha­bi­tude

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

pe Gar­ry, mé­de­cin ur­gen­tiste et ré­fé­rent des si­tua­tions sa­ni­taires ex­cep­tion­nelles, la si­tua­tion tend à re­ve­nir à la nor­male, même si nous res­tons en alerte. Des opé­ra­tions non ur­gentes ont ain­si été dé­pro­gram­mées pour s’as­su­rer une dis­po­ni­bi­li­té des lits en cas de be­soin. » à l’Hé­rault et aux Py­ré­néesO­rien­tales. Le mi­nis­tère de la San­té a pour sa part ac­ti­vé sa plate-forme té­lé­pho­nique d’in­for­ma­tions*. « Il fau­dra être vi­gi­lant ces pro­chains jours car c’est lorsque les fortes cha­leurs durent que les répercussions phy­siques et cliniques sont les plus im­por­tantes », ex­plique le Dr Juan.

Autre ef­fet des fortes cha­leurs : l’aug­men­ta­tion du nombre de consul­ta­tions pour in­fec­tion uri­naire. « Et aus­si pour co­liques né­phré­tiques

re­marque à Mar­seille le Dr Gar­ry. Ce­la est lié au fait de ne pas boire as­sez. »

Si les per­sonnes fra­giles et âgées doivent, bien sûr, être pru­dentes, elles sont loin d’être les seules… Dans les hô­pi­taux, les hos­pi­ta­li­sa­tions ont sur­tout tou­ché les 15-64 ans. « J’ai pres­crit plu­sieurs ar­rêts ma­la­die pour des qua­dras ou quin­quas qui étaient épui­sés, avec des cour­ba­tures et des nau­sées, re­prend le pré­sident de SOS Mé­de­cins. Ils ne lèvent pas le pied. J’en ai vu faire du foo­ting à mi­di, sous 35°. Ce n’est pas sans consé­quence », alerte-t-il.

La se­maine der­nière dé­jà, le mi­nis­tère avait no­té que la sur­mor­ta­li­té de 580 dé­cès liés à l’épi­sode ca­ni­cu­laire de juin concer­nait « plus par­ti­cu­liè­re­ment » les moins de 65 ans.

« Cette tranche d’âge ne se sent pas en dan­ger, re­marque le Dr Juan. Con­trai­re­ment aux per­sonnes âgées, elle n’est pas sen­si­bi­li­sée à la pro­blé­ma­tique des fortes cha­leurs. Il faut tra­vailler des­sus. »

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