Chez Ti­ken Jah Fa­ko­ly, gar­dien­du­reg­gae

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

me pen­den­tif Afrique au­tour du cou, son en­ga­ge­ment politique lui reste che­villé au corps. A tous les étages, il a te­nu à af­fi­cher les grandes fi­gures de l’his­toire noire « pour mar­quer les es­prits des jeunes » : Tho­mas San­ka­ra, An­ge­la Da­vis, Nel­son Man­de­la… Po­sé dans une ca­fé­té­ria en construc­tion, Ti­ken est in­ta­ris­sable sur sa nou­velle ré­si­dence fi­nan­cée par ses fonds propres. La conver­sa­tion se rythme au son des oi­seaux qui s’égo­sillent mal­gré les 35 « En 1996, l’al­bum m’a per­mis d’ache­ter le ter­rain et de si­gner un contrat avec une mai­son de disques en France. »

Ti­ken Jah a tou­jours chan­té ses propres com­po­si­tions. En 2015, il fait une ex­cep­tion avec son der­nier al­bum, « Ra­cines », nour­ri de « clas­siques de l’âge d’or du reg­gae » su­bli­més de so­no­ri­tés d’ins­tru­ments tra­di­tion­nels. « Je vou­lais mon­trer que les ra­cines du style sont afri­caines. Les Ja­maï­quains ont été ar­ra­chés à l’Afrique. Ils avaient dé­jà l’ins­pi­ra­tion dans le sac quand ils sont par­tis », dé­clare-til. Ils ont aus­si dé­sor­mais une mai­son à You­pou­gon, grâce à lui.

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