Li­ber­té­con­trô­lée­pourMu­riel­leBolle, l’en­quê­te­se­pour­suit

Mu­rielle Bolle a été pla­cée sous contrôle ju­di­ciaire loin de la val­lée de la Vo­logne. Comme les époux Ja­cob, grand-oncle et grand-tante de Gré­go­ry, mis en exa­men eux aus­si, elle n’a pas le droit de com­mu­ni­quer avec le clan.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - ÉRIC PEL­LE­TIER AVECGEOFFROYTOMASOVITCH

mais pas pour au­tant to­ta­le­ment li­bé­rée du soup­çon. Mu­rielle Bolle a été au­to­ri­sée, hier après-mi­di, à quit­ter la pri­son de Di­jon où elle se trou­vait de­puis son in­car­cé­ra­tion, il y a plus d’un mois, le 29 juin der­nier. La chambre de l’ins­truc­tion de la cour d’ap­pel de Di­jon, qui dans un pre­mier temps avait choi­si de la main­te­nir en dé­ten­tion, a ac­cep­té la nou­velle de­mande dé­po­sée par ses avo­cats, Mes Ch­ris­tophe Bal­lo­rin et Jean-Paul Teis­son­nière. Ce der­nier a ex­pri­mé son « sou­la­ge­ment », crai­gnant des risques de sui­cide. li­bère. D’autres au­di­tions sont vrai­sem­bla­ble­ment à ve­nir.

Si com­plot fa­mi­lial il y a, Mu­rielle Bolle n’est, en tout cas, qu’un rouage. Elle, conteste toute im­pli­ca­tion. Agée de 15 ans en oc­tobre 1984, lorsque Gré­go­ry est je­té dans la ri­vière, elle in­dique avoir as­sis­té à l’en­lè­ve­ment, im­pu­té à son beau-frère, Ber­nard La­roche. Aveux qu’elle ré­tracte dans des condi­tions que l’en­quête s’at­tache en­core à éclair­cir.

En plus de Mu­rielle Bolle, deux autres membres de la fa­mille sont pour­sui­vis de­puis que l’en­quête a été re­lan­cée en juin. Avec eux, on se rap­proche du crime, du moins si l’on suit la lo­gique des gen­darmes. Le gran­doncle et la grand-tante de Gré­go­ry, Mar­cel et Jac­que­line Ja­cob, sont mis en exa­men pour « en­lè­ve­ment avec sé­ques­tra­tion sui­vi de mort ». Ils pour­raient être au nombre des cor­beaux qui im­por­tu­naient les pa­rents de Gré­go­ry, les Ville­min. Les époux Ja­cob ont été re­mis en li­ber­té sous contrôle ju­di­ciaire. Comme Mu­rielle Bolle, ils contestent toute im­pli­ca­tion. Là en­core, la jus­tice a conve­nu que leur in­car­cé­ra­tion n’était pas né­ces­saire à la pour­suite des in­ves­ti­ga­tions. Mais la chambre de l’ins­truc­tion a pris grand soin d’évi­ter qu’ils ne puissent en­trer en re­la­tion avec leurs proches. Eux aus­si vivent à l’écart de la Vo­logne.

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