« Cette dé­ci­sion nous laisse per­plexes »

Pré­si­dente de l’as­so­cia­tion de pa­tientes Re­sist

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

res. J’ai dû me les faire en­le­ver car je souffrais le martyre. Il a fal­lu que je porte per­son­nel­le­ment ce com­bat, ra­pi­de­ment sui­vie par d’autres femmes, au sein de l’as­so­cia­tion Re­sist, pour que les mé­de­cins gy­né­co­logues s’in­té­ressent vrai­ment à ce su­jet. Mais pen­dant long­temps on ne nous a pas crues. Bayer niait le pro­blème. Je suis heu­reuse qu’en­fin des dé­ci­sions soient prises. C’est une vic­toire pour les consom­ma­teurs et les pa­tients. C’est un pro­blème mon­dial. Cette dé­ci­sion in­quiète les femmes. Nous sommes per­plexes. De­puis le dé­but, dans notre as­so­cia­tion, nous n’avons pas vou­lu exa­gé­rer le sen­ti­ment d’an­goisse. Mais, de fait, il y a un gros pro­blème de san­té pu­blique ! Et cette dé­ci­sion, que nous sa­luons, est com­pli­quée à in­ter­pré­ter. Les au­to­ri­tés sa­ni­taires disent qu’il ne faut plus com­mer­cia­li­ser ces im­plants à par­tir d’au­jourd’hui, ce qui si­gni­fie donc que les mé­de­cins ne doivent plus en po­ser. Et, dans le même temps, il est dit que les femmes qui en portent ne doivent pas s’in­quié­ter. Cette dé­ci­sion ne re­met­trait pas en cause la sé­cu­ri­té de ce dis­po­si­tif mé­di­cal… C’est contra­dic­toire. On n’en­cou­rage pas les femmes qui ont ces im­plants à se pré­ci­pi­ter pour se les faire re­ti­rer, si­non ce­la va créer une pa­nique. Mais en re­vanche, si elles ont des dou­leurs, elles doivent être écou­tées, et c’est au gy­né­co­logue, avec la pa­tiente, de prendre la dé­ci­sion ou non de les en­le­ver. Il fau­drait aus­si que la mi­nistre de la San­té dise haut et fort ce qu’elle en pense. Car ce si­lence est éton­nant.

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