«Ça fait du bien de se sen­tir libre »

37 ans, ré­cente adepte du na­tu­risme

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - A.R.

ELLE A DÉ­COU­VERT le na­tu­risme il y a trois ans, pen­dant des va­cances es­ti­vales avec des amis dans les Landes. « Ils m’ont pro­po­sé de les re­joindre au centre Eu­ro­nat et, même si le na­tu­risme n’était pas du tout dans mes ha­bi­tudes, j’ai bien ap­pré­cié, ra­conte Ade­line, 37 ans. Je suis ni une ac­cro ni une mi­li­tante mais, quand l’oc­ca­sion se pré­sente, j’y vais ! »

Mère cé­li­ba­taire, an­cienne gra­phiste re­con­ver­tie dans la pro­duc­tion et la vente de lé­gumes bio dans l’Orne, en Nor­man­die, elle s’est of­fert, à l’oc­ca­sion d’un sé­jour pa­ri­sien, une jour­née na­ture et dé­tente, dé­but juillet, au centre fran­ci­lien Héliomonde avec son fils, Ra­phaël, 4 ans. «Nus, on se sent libre, sans contrainte… et ça fait du bien. C’est une vraie cou­pure avec la vie quo­ti­dienne. Et puis l’at­mo­sphère qui règne ici est plus tran­quille que dans des cam­pings ou des centres de va­cances tra­di­tion­nels. C’est dif­fi­cile à com­prendre pour les non-pra­ti­quants, mais on est bien moins ob­ser­vé et moins ju­gé ici nu qu’ha­billé ailleurs. »

La jeune femme ap­pré­cie éga­le­ment l’ab­sence to­tale d’agres­si­vi­té entre tous les ré­si­dants, quel que soit leur âge ou leur ni­veau so­cial. « Le fait d’être nus nous rend plus fra­gile phy­si­que­ment, presque sans dé­fense. Du coup, il y a une am­biance de so­li­da­ri­té, d’at­ten­tion vis-à-vis de cha­cun que l’on ne res­sent cu­rieu­se­ment que dans un centre na­tu­riste et pas ailleurs. »

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